France-Bartolone confirmé à la présidence de l'Assemblée

le , mis à jour à 17:10
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 (Avec Accoyer) 
    PARIS, 15 décembre (Reuters) - Le groupe socialiste de 
l'Assemblée nationale a renouvelé mardi par acclamations sa 
confiance à Claude Bartolone afin qu'il reste à la présidence de 
l'institution malgré sa défaite lors des élections régionales en 
Ile-de-France. 
    Battu dimanche par Valérie Pécresse (LR) au second tour, 
Claude Bartolone avait dès dimanche soir annoncé qu'il 
remettrait son mandat à Bruno Le Roux, le président du groupe PS 
au Palais-Bourbon. 
    "Claude Bartolone a été reconduit par acclamations", ont 
déclaré plusieurs députés PS à Reuters. "Il n'y avait aucun 
doute sur cela", a ajouté l'un d'eux. 
    Le titulaire du "perchoir" a été élu à ce poste en juin 
2012. Il s'était mis "en congé de présidence" le temps de la 
campagne pour les régionales. 
    Le président du groupe Les Républicains (LR) de l'Assemblée, 
Christian Jacob, avait demandé mardi matin en vain que Claude 
Bartolone se présente à nouveau devant l'ensemble des députés. 
    Une demande rejetée par la majorité où l'on s'étonne que le 
"patron" du groupe LR ne demande pas que l'un des siens, Marc Le 
Fur, nettement battu dimanche en Bretagne, ne remette pas en jeu 
son poste de vice-président de l'Assemblée. 
    Le groupe LR a toutefois poursuivi mardi ses demandes en ce 
sens. 
    Le député LR Claude Goasguen a interpelé le gouvernement 
lors de la séance de questions d'actualité en demandant que 
Claude Bartolone présente ses excuses à Valérie Pécresse pour 
ses propos durant la campagne -où il accusait sa concurrente 
d'être la candidate "de la race blanche". 
    Les députés LR étaient d'autant plus en colère que Claude 
Bartolone n'est pas venu présider la séance, préférant laisser 
sa place à un des vice-présidents. 
    Bernard Accoyer (LR), qui occupa le "perchoir" de 2007 à 
2012, a lui aussi demandé à son successeur de présenter ses 
excuses de se faire réélire par l'ensemble des députés. 
    "Du fait de son dérapage grave mettant en cause Valérie 
Pécresse qui a été une sorte d'appel au vote communautariste, 
ces faits graves appellent de la part du président de 
l'Assemblée à ce qu'il les regrette, à ce qu'il s'en excuse", 
a-t-il déclaré dans les couloirs du Palais-Bourbon. 
    "Puisqu'il constate lui-même le malaise profond qu'il y a 
maintenant entre lui et l'ensemble des députés, qu'il se fasse 
réélire par l'ensemble des députés", a-t-il poursuivi.  
 
 (Emile Picy, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • janaliz il y a 12 mois

    Pouah ! Me donne des nausées ce type...

  • jpoche il y a 12 mois

    faux derche bien dans la ligne des socialos

  • bordo il y a 12 mois

    Même pas. Juste pitoyable.