France-Barbarin parle d'erreurs dans la gestion de la pédophilie

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    * L'archevêque de Lyon a réuni 220 prêtres 
    * Le diocèse annonce la création d'un collège d'experts 
    * Des "erreurs" dans la nomination de prêtres 
 
 (Actualisé avec conférence de presse) 
    LYON, 25 avril (Reuters) - Le cardinal Philippe Barbarin, 
accusé par des victimes d'actes pédophiles commis au sein de 
l'Eglise d'avoir tardé à réagir, a reconnu lundi "des erreurs 
dans la gestion et la nomination de certains prêtres", lors 
d'une réunion du diocèse de Lyon. 
    Des enquêtes portant sur des faits remontant à plusieurs 
années ont récemment ébranlé le diocèse, conduit à l'ouverture 
d'une procédure pour non dénonciation de crimes et fragilisé la 
position de l'archevêque, lequel se défend d'avoir couvert toute 
agression sexuelle.     
    "Le cardinal a notamment reconnu que le diocèse avait commis 
des erreurs dans la gestion et la nomination de certains 
prêtres", peut-on lire dans un communiqué du diocèse publié 
après une réunion à laquelle ont participé 220 prêtres. 
    Aucune précision n'est donnée sur la nature de ces 
"erreurs".       
    Le primat des Gaules a animé cette journée d'échanges mais 
n'est pas apparu à la conférence de presse qui a suivi, laissant 
la parole à ses deux vicaires généraux, qui ont écarté 
l'hypothèse d'une démission de leur supérieur. 
    "Le plus important est de laisser travailler la justice et à 
l'issue, il y aura peut-être de nouvelles décisions prises", a 
dit Yves Baumgarten.      
    Les deux vicaires généraux ont annoncé la création d'un 
collègue d'experts indépendants, chargé d'étudier les cas de 
pédophilies dans l'Eglise. 
    Composé notamment d'un magistrat, d'un psychiatre, d'une 
psychanalyste, d'un médecin et du vicaire général, il doit 
rendre le 30 juin prochain ses conclusions sur les dossiers qui 
lui sont soumis. 
    "Son objectif est d'étudier et d'analyser le cas de certains 
prêtres dont la situation est problématique au regard de leur 
activité pastorale, de la loi civile ou canonique dans le 
domaine affectif et sexuel", a précisé Yves Baumgarten. 
     
    NOUVEAUX CRITÈRES DE NOMINATION 
    Le diocèse a également annoncé l'ouverture d'une cellule 
d'écoute pour les victimes d'abus sexuels et animée par des 
psychologues, dont l'objectif est de recueillir les témoignages 
sept jours sur sept et 24 heures sur 24.     
    Lors de la réunion de lundi, les prêtres ont aussi discuté 
des mesures à prendre pour prévenir de nouveaux cas, notamment 
une amélioration de la formation et de l'accompagnement des 
prêtres et la définition de nouveaux critères de nomination.    
    La principale affaire qui secoue le diocèse de Lyon a 
démarré avec une enquête visant le père Bernard Preynat, 
aujourd'hui âgé de 70 ans, accusé d'actes de pédophilie sur des 
scouts et mis en examen en janvier dernier. 
    Fin mars, l'enquête préliminaire pour "non dénonciation 
d'atteintes sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans et mise en 
péril d'autrui" a donné lieu à une perquisition à l'archevêché 
de Lyon. 
    Cette affaire a réveillé d'autres dossiers en sommeil.  
    Le cardinal Philippe Barbarin est visé par plusieurs 
plaintes de victimes de prêtres pédophiles du diocèse. Ces 
victimes lui reprochent de ne pas avoir dénoncé les faits à la 
justice et d'avoir laissé les prêtres en poste. 
 
 (Catherine Lagrange, édité par Simon Carraud) 
 
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