France-Barbarin parle d'erreurs dans la gestion de la pédophilie

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    PARIS, 25 avril (Reuters) - Le cardinal Philippe Barbarin, 
accusé par des victimes d'actes pédophiles commis au sein de 
l'Eglise d'avoir tardé à réagir, a reconnu lundi "des erreurs 
dans la gestion et la nomination de certains prêtres", lors 
d'une réunion du diocèse de Lyon. 
    Des enquêtes portant sur des faits remontant à plusieurs 
années ont récemment ébranlé le diocèse, conduit à l'ouverture 
d'une procédure pour non dénonciation de crimes et fragilisé la 
position de l'archevêque, lequel se défend d'avoir couvert toute 
agression sexuelle.     
    "Le cardinal a notamment reconnu que le diocèse avait commis 
des erreurs dans la gestion et la nomination de certains 
prêtres", peut-on toutefois lire dans un communiqué du diocèse 
publié après une réunion à laquelle ont participé 220 prêtres. 
    Aucune précision n'est donnée sur la nature de ces 
"erreurs".       
    "Le cardinal a rappelé l'importance, pour les victimes 
d'abus sexuels commis par des clercs, de voir reconnu leur droit 
à la vérité et à la justice", peut-on également lire.  
    Philippe Barbarin "a également souligné la confiance que 
portait le diocèse dans la justice, pour faire toute la vérité 
dans les différentes affaires dont elle est saisie". 
    Lors de cette journée d'échanges, les prêtres ont discuté 
des mesures à prendre pour prévenir de nouveaux cas, notamment 
une meilleure formation, un meilleur accompagnement et la 
définition de nouveaux critères de nomination.    
    La principale affaire qui secoue le diocèse de Lyon a 
démarré avec une enquête visant le père Bernard Preynat, 
aujourd'hui âgé de 70 ans, accusé d'actes de pédophilie sur des 
scouts et mis en examen en janvier dernier. 
    Les faits dénoncés par un groupe de scouts de 
Sainte-Foy-les-Lyon remontent aux années 1970 à 1990 mais seuls 
les plus récents, commis à partir de 1986 et qui échappent à la 
prescription, ont été retenus par la justice.  
    Fin mars, l'enquête préliminaire pour "non dénonciation 
d'atteintes sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans et mise en 
péril d'autrui" a donné lieu à une perquisition à l'archevêché 
de Lyon. 
    Cette affaire a réveillé d'autres dossiers en sommeil.  
    Au début du mois, le parquet de Lyon a ainsi rouvert une 
enquête pour des faits d'agression sexuelle présumés visant un 
autre prêtre du diocèse, accusé d'attouchements dans les années 
1990 par une jeune femme aujourd'hui trentenaire.     
  
 
 (Simon Carraud, édité par Emmanuel Jarry) 
 
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