France-Avantage Montebourg sur Hollande à la primaire PS-Sondage

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    * Cambadélis se réjouit du voeu de rassemblement de 
Montebourg 
    * Il reste partisan d'une candidature de Hollande 
    * Macron, bien placé dans les sondages, reste hors primaire 
 
 (Actualisé avec Cambadélis, Kalfon) 
    PARIS, 3 octobre (Reuters) - L'ancien ministre socialiste 
Arnaud Montebourg l'emporterait sur François Hollande dans 
l'hypothèse d'un duel au second tour de la primaire de la 
gauche, selon un sondage BVA-Salesforce pour la presse régionale 
et Orange publié lundi.  
    D'après cette enquête réalisée du 13 au 20 septembre, avant 
que le héraut du "patriotisme économique" n'annonce dimanche sa 
participation à ce scrutin interne   et alors que 
François Hollande ne s'est pas encore déclaré, Arnaud Montebourg 
gagnerait face au chef de l'Etat par 52% des voix contre 48%.   
    Si Arnaud Montebourg se retrouvait face au Premier ministre 
Manuel Valls, ce dernier l'emporterait de justesse avec 51% des 
suffrages contre 49% pour son ancien ministre de l'Economie, du 
Redressement productif et du Numérique. 
    Le Premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe 
Cambadélis, a salué lundi sur Radio classique la décision 
d'Arnaud Montebourg de se plier à l'exercice de la primaire.  
    "Il a dit qu'il ne serait pas un acteur de la fragmentation 
et qu'il respecterait le résultat final. Donc, dans mon combat 
pour le remembrement de l'ensemble de la gauche, hier est une 
pierre blanche", a déclaré le "patron" des socialistes, qui 
reste toutefois partisan d'une candidature de François Hollande. 
  
    "Arnaud Montebourg avait le choix de se présenter 
directement devant les Français mais il souhaitait qu'un 
rassemblement puisse s'opérer", a expliqué sur RFI François 
Kalfon, directeur de campagne d'Arnaud Montebourg.  
    La primaire de la gauche doit avoir lieu les 22 et 29 
janvier 2017 dans 8.000 bureaux de vote à travers la France, 
selon les modalités précisées dimanche par le Parti socialiste. 
      
    La sénatrice PS Marie-Noëlle Lienemann, le militant 
socialiste Gérard Filoche et l'ex-ministre de l'Education 
nationale Benoît Hamon, désormais l'une des figures des 
frondeurs socialistes, ont déjà annoncé leur souhait de 
participer à cette primaire. 
    Le député écologiste François de Rugy, transfuge d'Europe 
Ecologie-Les Verts (EELV) compte également se présenter. 
     
    HOLLANDE CANDIDAT "POUR GAGNER"  
    François Hollande doit annoncer début décembre s'il brigue 
un second mandat, ce qui se traduirait par une participation à 
la primaire. 
    "Si j'y vais, c'est pour gagner, pas pour figurer", a 
déclaré François Hollande, cité par le Journal du dimanche.  
    Selon Jean-Christophe Cambadélis, "le président de la 
République se hâte lentement, il regarde le paysage" et devra 
faire rempart à la droite et l'extrême droite.  
    "Ces deux offres politiques sont dangereuses pour le pays, 
et crois que c'est cela qui va le motiver", a-t-il estimé.   
    Favori des sondages d'opinion, l'ancien ministre de 
l'Economie Emmanuel Macron, qui a quitté le gouvernement fin 
août pour se consacrer à son mouvement politique "En marche !", 
ne passera pas par la case de la primaire socialiste s'il décide 
d'être effectivement candidat. 
    Emmanuel Macron ne peut s'engager dans la primaire "car il 
estime n'être ni de droite ni de gauche", a commenté 
Jean-Christophe Cambadélis sur Radio classique.   
   "Il y a toujours eu dans toutes les campagnes présidentielles 
un personnage comme cela, qui est un refuge du mécontentement 
global. Mais est-ce que ça fait un projet ? Est ce qu'il y a un 
projet Macron ?", s'est-il interrogé.   
    "Macron attend de voir comment le paysage politique va se 
poser", a ajouté le "patron" du PS. "Si François Hollande est 
battu il sera centre gauche, si Alain Juppé est battu il sera 
centre droit. Et si les deux sont candidats, il n'y a plus 
d'espace."  
    Le sondage a été effectué via internet auprès de 9.255 
personnes inscrites sur les listes électorales, au sein d'un 
échantillon représentatif de 10.000 Français âgés de 18 ans et 
plus.   
 
 (Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse) 
 
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