France-Avancée en vue du référendum de 2018 en Nouvelle-Calédonie

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    PARIS, 2 novembre (Reuters) - Edouard Philippe a annoncé 
jeudi un accord permettant d'avancer dans l'organisation l'an 
prochain de la consultation sur l'accession de la 
Nouvelle-Calédonie à la pleine souveraineté, en particulier sur 
la délicate question de la liste électorale. 
    Le Comité des signataires de l'Accord de Nouméa de 1998 a 
travaillé jeudi sur l'inscription d'office sur cette liste de 
quelque 11.000 personnes supplémentaires, sur les procurations, 
les bureaux de vote et les observateurs du scrutin. 
    "Sur l'ensemble de ces points, nous avons pu aboutir à un 
accord politique", a dit le Premier ministre aux journalistes, à 
l'issue des travaux du Comité. 
    A propos de ces 11.000 personnes, Edouard Philippe a estimé 
qu'"il était de notre responsabilité collective de permettre 
leur inscription sur les listes électorales". 
    La consultation doit se tenir au plus tard en novembre 2018. 
    Si le camp du "non" à la pleine souveraineté semble 
majoritaire, toutes les parties s'inquiètent de ce que pourrait 
être le climat politique et social au lendemain du scrutin. 
    Edouard Philippe a estimé que l'accord trouvé jeudi "est un 
point de départ pour l'organisation d'une consultation que nous 
voulons loyale et incontestable". Il a fait état de la 
"confiance" entre les différents acteurs. 
    Les représentants indépendantistes ont exprimé leur 
satisfaction. 
    "Le relevé de conclusions du Comité des signataires dit que 
les modalités qu'on vient d'adopter garantissent la sincérité du 
scrutin. C'est fondamental", s'est réjoui Philippe Gomès, de la 
formation non indépendantiste Calédonie ensemble. 
    Il a souhaité que la visite d'Edouard Philippe en 
Nouvelle-Calédonie prévue pour la fin novembre permette de 
poursuivre les travaux pour l'organisation de la consultation. 
    Le responsable indépendantiste Roch Wamytan a dit sa 
satisfaction d'être parvenu à un accord sur les inscriptions sur 
la liste électorale. 
    Edouard Philippe avait souhaité mardi devant l'Assemblée 
nationale que "cette consultation ne prenne pas la forme d'un 
affrontement, d'une logique qui serait binaire et qui aboutirait 
quoi qu'il arrive à la frustration et au ressentiment". 
 
 (Jean-Baptiste Vey) 
 
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  • paumont1 il y a 3 mois

    est-il bien légal ce référendum? MDR