France-Avalanche de candidatures anti-Hollande à gauche pour 2017

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    * Montebourg, Duflot et Hamon ciblent le président 
    * Hollande place la rentrée sous le signe du "collectif" 
    * A droite, Sarkozy officialise sa candidature 
 
 (Actualisé avec déclaration Montebourg §§ 13-14) 
    par Elizabeth Pineau 
    PARIS, 22 août (Reuters) - Arnaud Montebourg a inscrit 
dimanche son nom sur la liste hétéroclite des personnalités de 
gauche en lice pour l'élection présidentielle de 2017, dont le 
point commun est de cibler François Hollande et le bilan de son 
quinquennat finissant.   
    Face à cette adversité, à laquelle s'ajoute le cavalier seul 
du ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, le chef de l'Etat en 
a appelé lundi à "l'esprit de responsabilité" et au "collectif" 
lors du conseil des ministres de rentrée.  
    Des propos présidentiels assorti par le porte-parole du 
gouvernement de piques à l'adresse d'Arnaud Montebourg, qui a 
invité dimanche François Hollande, dans un discours très 
offensif, à renoncer à un second mandat.   
    Stéphane Le Foll, proche du chef de l'Etat, a ironisé sur 
l'ancien ministre du Redressement productif en l'invitant à "ne 
pas tomber dans l'abaissement improductif".  
    Comme lui, d'autres membres du gouvernement se sont agacés 
du ton d'Arnaud Montebourg à l'encontre du président, qui doit 
dire en décembre s'il est candidat à sa propre succession. 
     
    PROPOS "EXCESSIFS"  
    Dans la cour de l'Elysée, le ministre des Sports, Patrick 
Kanner, a jugé "excessifs" les mots employés par son ancien 
collègue, membre du gouvernement de 2012 à 2014.  
    Le secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, 
Jean-Marie le Guen, a dénoncé pour sa part sur France 2 la 
"violence" de la charge d'Arnaud Montebourg. 
    "Lorsqu'on a été membre de ce gouvernement de François 
Hollande (...), lorsqu'on est un responsable, qu'on a vocation à 
l'être en tout cas, de la gauche, je pense qu'on peut s'exprimer 
sans être dans l'outrance et dans la caricature", a-t-il estimé. 
    La candidature d'Arnaud Montebourg s'ajoute à celles 
d'autres ex-ministres comme l'écologiste Cécile Duflot, dans le 
cadre de la primaire organisée par Europe-Ecologie Les Verts, ou 
le socialiste Benoît Hamon. 
    Ce dernier s'inscrit dans le cadre de la primaire que le 
Parti socialiste veut organiser en janvier, de même que la 
sénatrice "frondeuse" Marie-Noëlle Lienemann ou Gérard Filoche, 
inspecteur du travail à la retraite et autre franc-tireur du PS, 
qui a aussi appelé François Hollande à ne pas se présenter. 
    Arnaud Montebourg s'est borné dimanche à dire qu'il était 
"candidat à la présidence de la République", laissant entendre 
qu'il pourrait enjamber une primaire aux contours encore flous. 
    Lundi, il a précisé sa pensée en affirmant qu'il était 
favorable au principe d'une primaire mais qu'il attendait d'en 
savoir plus sur les modalités d'organisation avant de s'y 
engager ou non. 
    "Il suffit qu'elle soit équitable, sérieuse et loyale pour 
que nous prenions la décision, nous avons encore le temps", a 
déclaré l'ancien ministre sur France 2. 
     
    SARKOZY CANDIDAT 
    Le sujet est au menu d'un séminaire de la direction du PS 
organisé par son premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, 
le week-end prochain à Paris. Les "frondeurs" socialistes ont, 
eux, donné rendez-vous à leurs troupes autour du 11 septembre 
dans le port de La Rochelle. 
    Emmanuel Macron, qui a lancé ce printemps son mouvement En 
Marche ! et multiplie les petites phrases provocatrices comme 
l'aveu, la semaine dernière, qu'il n'est pas socialiste, il n'a 
pas encore annoncé ses intentions. 
    En l'absence d'université d'été du PS cette année, la 
rentrée politique du principal parti de la majorité se fait donc 
de manière éclatée, sur fond d'incertitude quant aux intentions 
de l'impopulaire François Hollande. 
    Dans un livre d'entretiens paru la semaine dernière, le 
président laisse entendre qu'il ne sera candidat que s'il a une 
chance de l'emporter.  
    Il dit s'attendre à une victoire de son adversaire de 2012, 
Nicolas Sarkozy, à la primaire de la droite prévue en novembre, 
pour laquelle les candidatures sont également nombreuses. 
    Dans un livre à paraître cette semaine et dont il publie un 
extrait sur son compte twitter, l'ex-chef de l'Etat, qui préside 
le parti Les Républicains (LR), dit être "candidat à l'élection 
présidentielle de 2017".  
    Dans ce contexte troublé pour les partis traditionnels, la 
candidate du Front national, Marine Le Pen, reste à des niveaux 
élevés dans les sondages.  
    Autant d'aspects que Stéphane Le Foll invite à considérer 
pour préparer la campagne à gauche, en gardant à l'esprit le 
spectre du 21 avril 2002 qui avait vu l'élimination du candidat 
socialiste, Lionel Jospin, dès le premier tour, au profit du 
dirigeant d'extrême droite Jean-Marie Le Pen. 
    "Il faut avoir des ambitions personnelles (...) mais elles 
doivent être mises au service d'une ambition collective pour la 
gauche, et surtout pour la France", a-t-il prévenu lundi. "J'ai 
l'impression que beaucoup l'oublient".  
 
 (Avec Myriam Rivet et Simon Carraud, édité par Emmanuel Jarry) 
 
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  • nayara10 il y a 4 mois

    Après le scoot ...La charrette ...............