France-Australie : un militant nommé Pocock

le , mis à jour à 09:45
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France-Australie : un militant nommé Pocock
France-Australie : un militant nommé Pocock

Le soleil pointait à peine au-dessus des arbres de la Leard Forest, en Nouvelle-Galles du Sud, lorsque David Pocock s'est attaché, avec sept autres activistes, à une énorme machine de forage. Le bras gauche prisonnier d'un tube métallique, le joueur des Wallabies a utilisé l'autre pour tweeter son combat contre l'ouverture d'une mine de charbon et la destruction d'une bonne partie de la forêt. L'esprit rieur malgré la chaleur grandissante, il est resté pendant une dizaine d'heures sur la plate-forme métallique de l'engin, avant d'en être délogé par la police et placé en garde à vue.

 

Passionné par la nature

 

Deux ans après cet épisode cocasse, le troisième ligne aile s'apprête à repartir en croisade. Il profitera d'un congé sabbatique, de février à août 2017, après une pige au Japon, pour travailler en Afrique auprès de Wild Ark, une association de protection de la biodiversité. « Nous nous sommes rencontrés par l'intermédiaire d'amis communs, et le courant est bien passé, nous partageons la même philosophie, explique son fondateur, Mark Hutchinson. Le contraste est saisissant entre la brutalité qu'il dégage sur un terrain de rugby et sa gentillesse et son humilité en dehors. Sa passion pour la nature n'est pas une posture. »

 

Elle a pris corps au Zimbabwe, où David Pocock a grandi au milieu des animaux de la ferme familiale. Mais la réforme agraire du président Mugabe contraindra la famille à faire ses valises dans l'urgence pour l'Australie. Déraciné, le garçon de 14 ans, moqué pour son accent, trouve dans le rugby une échappatoire, un moyen de reprendre le contrôle de sa vie.

 

Le meilleur plaqueur gratteur de la planète partagera l'an prochain sa mission environnementale avec sa femme, Emma Palandri. Elle ne porte pas encore le nom de Pocock. Le couple s'est marié en 2010, mais refuse de signer les documents officiels tant que les homosexuels n'auront pas eux aussi le droit de le ...

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