France/Attentats-Cazeneuve défend l'action de l'Etat

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    PARIS, 5 janvier (Reuters) - Le ministre de l'Intérieur 
Bernard Cazeneuve a défendu mardi l'action de l'Etat français 
pour contrer la menace terroriste après sa mise en cause par la 
veuve d'un policier tué lors de l'attaque contre l'hebdomadaire 
Charlie Hebdo il y a un an. 
    Interrogé sur RTL, il a estimé qu'une commission d'enquête 
sur les attentats de novembre à Paris et Saint-Denis, comme le 
réclame le député LR Bruno Le Maire, ferait apparaître "la plus 
grande détermination" du gouvernement pour y faire face.  
    "Nous sommes face à une crise exceptionnelle et face à une 
menace qui reste à un niveau très élevé", a-t-il dit, avant de 
se livrer à un bilan de l'action des services de sécurité. 
    "Nous avons démantelé depuis 2013 dix-huit filières de 
recrutement situées partout sur le territoire national, à Nîmes, 
Orléans, Strasbourg..., nous avons procédé depuis 2013 à 
l'arrestation de onze groupes d'individus qui s'apprêtaient à 
commettre des attentats et, depuis le printemps, ce sont six 
attentats qui ont été déjoués", a-t-il expliqué. 
    Bernard Cazeneuve a insisté sur l'action menée en parallèle 
par le gouvernement français au niveau de l'Union européenne 
pour obtenir une plus grande coordination de la lutte contre le 
terrorisme. 
    "Je le dis pour tous ceux qui souhaitent des commissions 
d'enquête (...) nous aurons beaucoup à dire", a indiqué le 
ministre. 
    "Je suis d'accord pour que tout soit mis sur la table, qui 
permette d'apporter la démonstration aux Français de la plus 
grande détermination de l'Etat à faire face à la menace 
terroriste", a-t-il poursuivi. 
     L'épouse du policier tué lors de l'attaque contre Charlie 
Hebdo le 7 janvier 2015 a déposé lundi une plainte contre X pour 
"homicide involontaire aggravé par la violation manifestement 
délibérée d'une obligation particulière de prudence ou de 
sécurité".   
    Son avocat fait état dans sa plainte de "faits troublants 
(qui) attestent de manquements de la direction générale de la 
sécurité intérieure". 
 
 (Yann Le Guernigou, édité par Pierre Sérisier) 
 
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  • M7097610 il y a 11 mois

    DANS N'IMPORTE QUEL PAYS EUROPEEN, les responsables hauts fonctionnaires et ministres auraient été démis de leurs fonctions. Mais en France, ils sont tous intouchables, voire ils laissent faire... L'enquête sérieuse le prouvera