France-Assassinat "terroriste" d'un couple de policiers

le , mis à jour à 11:03
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    * Une attaque revendiquée par l'Etat islamique 
    * Le gouvernement parle d'un "acte terroriste" 
    * L'auteur avait été condamné pour liens avec le djihadisme 
 
 (Actualisé avec Hollande, précisions) 
    PARIS, 14 juin (Reuters) - Un homme a tué lundi soir à 
l'arme blanche un commandant de police et sa compagne à 
Magnanville (Yvelines), lors d'une attaque revendiquée par 
l'Etat Islamique (EI) et considérée comme un "acte terroriste" 
par le gouvernement français. 
    "C'est un acte incontestablement terroriste", a dit François 
Hollande dans un discours à l'OCDE, après avoir présidé une 
réunion à l'Elysée. "Son auteur avait lui-même voulu que son 
acte puisse être reconnu comme terroriste et l'organisation dont 
il se réclamait a elle aussi revendiqué l'acte." 
    L'attaque a en effet été revendiquée par l'organisation Etat 
Islamique (EI) via son agence Amaq. 
    "Source de l'agence Amaq: un combattant de l'Etat islamique 
tue un responsable adjoint du commissariat de la ville des 
Mureaux et sa femme", peut-on lire sur son site internet. 
    Selon des sources policières et judiciaires, l'assaillant 
s'appelle Larossi Abballa, un homme de 25 ans né en France qui 
avait été arrêté en 2011 et condamné en 2013 à trois ans de 
prison dont six mois avec sursis dans le cadre du procès d'une 
filière d'acheminement de djihadistes vers le Pakistan.  
    Il faisait depuis l'objet d'une surveillance et était connu 
de la justice pour des actes de délinquance, a-t-on précisé.  
    Son nom apparaît dans une instruction en cours, comme 
appartenant à l'entourage d'un homme parti en Syrie, mais il 
n'était pas considéré comme menaçant, dit-on de source proche du 
dossier. Larossi Abballa a créé en avril une entreprise de 
restauration rapide, Dr Food, dont le siège social est installé 
à son domicile à Mantes-la-Jolie, selon des documents du 
tribunal de commerce de Versailles. 
     
    DE NOUVELLES INTERPELLATIONS ? 
    Une enquête a été confiée à la Sous-direction 
anti-terroriste (SDAT) et la Direction générale de la Sécurité 
intérieure (DGSI).  
    Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a déclaré mardi 
devant le commissariat de police des Mureaux (Yvelines), où 
travaillait le commandant, que l'enquête "se poursuit et doit 
conduire à de nouvelles interpellations".  
    De source judiciaire, on souligne que des perquisitions sont 
en cours, notamment au domicile de l'assaillant, et que 
"beaucoup de choses sont en cours d'analyse", dont des messages 
postés sur plusieurs réseaux sociaux par le meurtrier. 
    Selon le journaliste spécialisé en djihadisme David Thomson, 
Larossi Abballa s'est filmé sur Facebook au domicile de ses 
victimes et a appelé sur le réseau social à tuer des policiers, 
des gardiens de prison et des journalistes. "L'Euro (de 
football-NDLR) sera un cimetière", a-t-il écrit.  
    Le commandant de police du commissariat des Mureaux, âgé de 
42 ans, a été tué de neuf coups de couteau à l'abdomen lundi 
soir devant son domicile à Magnanville, à une cinquantaine de 
kilomètres à l'ouest de Paris.  
    Le policier avait auparavant travaillé au commissariat de 
Mantes-la-Jolie, commune où habitait Larossi Abballa, a déclaré 
Michel Lebouc, maire de Magnanville.  
    L'assaillant s'est ensuite retranché au domicile du 
policier, où il a été tué lors d'une intervention du Raid, unité 
d'élite de la police. Le cadavre de sa compagne âgée de 36 ans, 
secrétaire au commissariat de police de Mantes-la-Jolie, a été 
retrouvé à l'intérieur de la maison. 
     
    UN ENFANT DE TROIS ANS PRÉSENT  
    Un enfant de trois ans a été récupéré choqué mais indemne 
dans la maison, a dit le procureur de la République de 
Versailles, Vincent Lesclous.  
    Le Raid a essayé de négocier avec l'assaillant avant de 
décider d'intervenir, a expliqué le porte-parole du ministère de 
l'Intérieur Pierre-Henry Brandet. 
    La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie 
de l'enquête compte tenu de la cible, du mode opératoire et des 
propos tenus pendant la négociation avec le Raid, a-t-on appris 
de source judiciaire. 
    Bernard Cazeneuve a indiqué que le procureur de Paris, 
François Molins, s'exprimerait sur le dossier. 
    Céline Berthon, secrétaire générale du syndicat des 
commissaires de la police nationale, a estimé sur Europe 1 que 
le modus operandi de l'attaque constituait une "déflagration". 
    "C'est nouveau, ça fait office de déflagration dans la 
police nationale. On accepte les risques du métier quand on sert 
dans la police, quand on sert avec l'uniforme, quand on sert 
dans ses fonctions. On n'accepte pas d'être poursuivis dans sa 
vie privée et on n'accepte certainement pas qu'on s'en prenne à 
sa famille", a-t-elle déclaré sur Europe 1. 
    Cette attaque intervient deux jours après la tuerie 
d'Orlando en Floride, dans laquelle 49 clients d'une boîte de 
nuit gay ont été abattues par un tueur. L'Etat islamique a 
revendiqué la tuerie mais les autorités américaines affirment 
n'avoir trouvé aucun lien direct entre Daech et Omar Mateen, 
citoyen américain de 29 ans né à New York de parents afghans. 
    Le meurtre des deux policiers s'est aussi déroulé sept mois 
après les attentats de Paris et de Saint-Denis, qui ont fait 130 
morts. 
 
 (Chine Labbé, Myriam Rivet et Elizabeth Pineau, édité par Yves 
Clarisse) 
 
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  • M8252219 le mardi 14 juin 2016 à 11:58

    France pays des droits de l'homme mais pas des devoirs. Terroriste il en avait pris pour trois ans ,maintenant il a fait un orphelin à perpétuité merci la justice !!!!!!!

  • JODHY le mardi 14 juin 2016 à 11:27

    juste pour gaver les privillégiers

  • JODHY le mardi 14 juin 2016 à 11:25

    y en a marre cet état ne sert a rien

  • acharbi1 le mardi 14 juin 2016 à 11:23

    Monsieur Hollande et monsieur Valls vous êtes incapable depuis bien longtemps d'assurer la sécurité des Français,pour l'amour de France démissionner