France-Appels de Sarkozy contrôlés dans l'enquête "Air Cocaïne"

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PARIS, 1er novembre (Reuters) - La juge en charge du dossier "Air cocaïne", un trafic de drogue présumé entre la République dominicaine et la France, a fait contrôler des factures téléphoniques de Nicolas Sarkozy ainsi que la géolocalisation de ses deux portables, rapporte le Journal du dimanche. Selon le journal, qui ne cite pas ses sources, ces investigations ont été demandées après l'utilisation par l'ancien chef de l'Etat du Falcon à bord duquel 700 kilos de cocaïne ont été saisis le 19 mars 2013 sur l'aéroport de Punta Cana. L'appareil de location avait de plus été réservé pour lui deux jours plus tard pour un vol Paris-Bordeaux. Mais elles n'ont finalement mis en exergue "aucun lien" entre l'usage des ces deux lignes téléphoniques et l'enquête sur ce trafic, ouverte dès 2012, écrit le JDD. Le député LR Benoist Apparu a dénoncé des "délires un peu trop forts" de la justice dans cette affaire. "Peut-être qu'un peu de sérénité serait une bonne chose", a-t-il dit lors du Grand Rendez-vous Europe 1-iTELE-Le Monde, ajoutant : "J'imagine que l'on a fait la même chose pour tous ceux qui ont pris le même avion. J'imagine que cela n'a pas été concentré exclusivement sur Nicolas Sarkozy". Le sénateur LR Roger Karoutchi a réagi de son côté par un tweet ironique : "Géolocalisation portables de Sarkozy dans l'affaire Air Cocaïne..Kennedy assassiné en 1963..Sarko avait 8 ans..mais il y a doute..Et Gandhi?" Ces révélations interviennent alors que l'affaire "Air Cocaïne" vient de connaître un rebondissement avec le retour en France des deux pilotes français du Falcon, qui ont fui la République dominicaine où ils étaient en attente de leur procès en appel. Ils ont été condamnés en première instance à 20 ans de prison pour trafic de drogue. ( ID:nL8N12R13H ) Elles sont de nature à relancer les accusations d'acharnement judiciaire dans le camp de l'ancien président, visé par une série d'enquêtes depuis qu'il a quitté l'Elysée en 2012 ( ID:nL5N11F358 ). Les vols en Falcon de Nicolas Sarkozy ont par ailleurs amené le parquet de Paris à ouvrir une information judiciaire pour abus de biens sociaux et recel en raison de leur financement par Lov Group, la société de Stéphane Courbit, un proche de l'ex-chef de l'Etat. ID:nL5N0VS35A (Yann Le Guernigou, édité par Nicolas Delame)

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  • janaliz le dimanche 1 nov 2015 à 17:18

    On nage en plein délire dans la justice taubiriesque !