France-Alstom s'attaque au marché des autobus

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    DUPPIGHEIM, Bas-Rhin, 9 mars (Reuters) - Le groupe Alstom 
 ALSO.PA , spécialiste du matériel ferroviaire, se lance pour la 
première fois sur le marché de l'autobus avec l'Aptis, un modèle 
électrique en partie conçu à partir des technologies du tramway. 
    L'entreprise, déjà partenaire des collectivités locales avec 
ses tramways sur rail et sur pneus, entend profiter du mouvement 
de remplacement des flottes induit par le passage à 
l'électrique, dans un contexte de lutte contre la pollution 
urbaine, pour élargir son offre. 
    "Il y a vingt ou trente ans qu'Alstom n'avait pas franchi un 
pas tel que celui qu'on a franchi aujourd'hui", a dit jeudi à 
Duppigheim Henri Poupart-Lafarge, PDG d'Alstom, en présentant le 
véhicule sur le site de sa filiale New Translohr, spécialiste du 
tramway sur pneus et co-développeur du produit. 
   L'Aptis dispose de la caisse et des portes coulissantes d'un 
tramway, de baies panoramiques et d'un plancher bas intégral, 
comme un tramway, d'une chaîne de traction dérivée de celle du 
tramway. Il mesure 12 mètres de long pour 2,55 de large, roule 
sur pneumatiques, comme un autobus, et peut emmener 95 
passagers. 
    Particularité de ce véhicule urbain aux formes carrées, il 
n'a besoin que de quatre roues standard contre six pour un bus 
classique, grâce à une répartition uniforme des charges et 
notamment des batteries qui peuvent être installées sur le toit 
ou sous le plancher. 
    Situées aux extrémités de la caisse, les quatre roues sont 
directionnelles, permettant une meilleure intégration dans la 
voirie, avec 25% d'espace en moins nécessaire dans les virages, 
selon le constructeur, et une man½uvre facilitée lors des 
accostages. 
    Le véhicule peut être équipé de tous types de batteries et 
de différents systèmes de charge, sur prise au garage ou après 
chaque trajet, en bout de ligne, que ce soit au sol par le 
système SRS développé par Alstom ou par pantographe inversé. 
    L'entreprise ne donne pas de prix de vente mais se fixe pour 
objectif un coût d'exploitation, achat plus maintenance, 
équivalent à celui d'un bus diesel, sur la durée de vie du 
véhicule, celle-ci étant annoncée de vingt ans pour l'Aptis, 
contre environ quatorze pour un bus thermique. 
    Alstom, qui a bénéficié d'une mobilisation des pouvoirs 
publics et de la SNCF, à l'automne dernier, pour éviter un arrêt 
de la production sur son site de Belfort, alors en sous-charge, 
n'est pas en mesure de dire où sera assemblé le véhicule. 
    L'Aptis sera testé dans le courant de l'année à Paris et en 
région parisienne. Quant aux perspectives de lancement d'une 
production, "nous répondrons aux premiers appels d'offres fin 
2017, début 2018", a indiqué Henri Poupart-Lafarge. 
 
 (Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse) 
 

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