France-Alstom inaugure ses premières usines d'éoliennes en mer

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* Des fermes-pilotes hydroliennes au large des côtes de la Manche * Les premières hydroliennes partiront aux Etats-Unis * "Business as usual" dans l'éolien malgré l'opération avec GE par Guillaume Frouin SAINT-NAZAIRE, Loire-Atlantique, 2 décembre (Reuters) - A lstom ALSO.PA a inauguré mardi ses deux premières usines françaises de production d'éoliennes en mer, dont le groupe ambitionne de faire la vitrine de son excellence industrielle dans le cadre de son rapprochement avec General Electric GE.N . Le Premier ministre Manuel Valls a déclaré lors de la visite des usines à Montoir-de-Bretagne (Loire-Atlantique), près de Nantes, que le consortium formé par l'équipementier français et GDF-Suez GSZ.PA avait été retenu, avec celui constitué par EDF-Energies Nouvelles et DCNS, pour la construction de "fermes-pilotes hydroliennes" au large des côtes de la Manche. L'appel à manifestations d'intérêt (AMI) lancé par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) prévoyait l'installation d'une "ferme pré-commerciale" de sept hydroliennes qui serait raccordée au réseau à partir de 2018. Manuel Valls n'a en revanche pas parlé d'un troisième appel d'offres gouvernemental concernant les champs d'éoliennes françaises, qui avait été évoqué par son prédécesseur Jean-Marc Ayrault lors de la pose de la première pierre de l'usine. A Saint-Nazaire, les deux ateliers d'Alstom - qui emploient une quarantaine de personnes actuellement, mais 300 à terme - seront chargés de l'assemblage des nacelles et des générateurs de l'Haliade 150, une éolienne de 6 mégawatts déjà testée depuis deux ans, à terre, sur le site du Carnet (Loire-Atlantique), mais aussi en mer du Nord. Quelque 100 machines devraient ainsi être produites chaque année par ces deux usines, qui devront notamment en livrer 240 d'ici à 2020 pour les trois champs d'éoliennes off-shore français remportés par EDF EDF.PA au large de Saint-Nazaire, Courseulles-sur-Mer (Calvados) et Fécamp (Seine-Maritime). En attendant, les cinq premières éoliennes produites par Alstom à Saint-Nazaire équiperont dès 2016 le premier parc éolien off-shore des Etats-Unis, au large de Rhode Island. DEUX AUTRES USINES A CHERBOURG Avec ses panneaux solaires qui couvrent la moitié de ses besoins en eau chaude et son système de recyclage des eaux de pluie, le bâtiment est le premier de France à être certifié Haute Qualité Environnementale (HQE). Après Saint-Nazaire, Alstom va construire deux autres usines à Cherbourg (Manche), où seront assemblés les pales et les mats des éoliennes. "On a obtenu les permis de construire, les investissements vont désormais être décidés en 2015, de sorte que les usines soient opérationnelles pour les premiers champs français", a dit aux journalistes Frédéric Hendrick, vice-président en charge de l'éolien off-shore chez Alstom. La prise de contrôle par General Electric, prévue au second trimestre 2015 selon l'avancée des procédures anti-trust menées dans 27 pays, ne change rien à la donne, selon lui. "On fait notre 'business as usual', quasi comme si de rien n'était", dit Frédéric Hendrick. "Pour ma part, ma mission est de développer l'éolien off-shore, je continue donc à le faire." Alors que son PDG Patrick Kron souhaitait vendre la totalité de la branche énergie d'Alstom au géant américain, celui-ci ne reprendra que les turbines à gaz, le plus gros morceau. GE créera parallèlement avec le groupe français trois coentreprises, dans les turbines vapeur pour l'industrie nucléaire, dans l'énergie hydraulique et dans les énergies renouvelables. Le schéma prévu par les deux entreprises doit rapporter à Alstom une somme nette de 10 milliards de dollars (7,3 milliards d'euros) qui sera employée à renforcer la branche transports, à désendetter le groupe et à rémunérer les actionnaires qui devront entériner l'opération le 19 décembre. Lorsque celle-ci sera finalisée, en principe au premier semestre 2015, 65.000 salariés d'Alstom, sur 96.000 dans le monde, travailleront pour General Electric, soit dans les turbines à gaz, soit dans les coentreprises, selon des chiffres fournis par General Electric. (Edité par Yves Clarisse)


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