France-Allemagne : trouver les filets ou pédaler dans la choucroute

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France-Allemagne : trouver les filets ou pédaler dans la choucroute
France-Allemagne : trouver les filets ou pédaler dans la choucroute

L'Euro 2016 n'est pas qu'une occasion de regarder du football au kilomètre. Non, c'est aussi les réunions entre potes à la maison pour de longues soirées de ballon. Et pour tenir la longueur, il faut savoir correctement se sustenter. So Foot a recueilli les conseils du chef cuisinier lyonnais – et fan de l'Olympique lyonnais – Grégory Cuilleron pour des apéros foot et food.

“Le football, c'est simple : vingt-deux mecs qui courent après un ballon et à la fin, c'est l'Allemagne qui gagne”. Pour cette seconde demi-finale de l'Euro 2016, la France ne connait que trop bien la prophétique maxime de Gary Lineker. D'autant plus que depuis plusieurs années, la Mannschaft a délaissé la cruauté et l'implacable pour pratiquer le meilleur football du monde grâce à des manieurs de ballon tels que Mesut Özil, Thomas Müller ou Toni Kroos. “Je ne suis pas sûr qu'on les ait battu souvent en phase finale. Mais je trouve que cette année, ils sont prenables”, prévient Grégory Cuilleron, chef cuisinier au restaurant Cinq Mains et présentateur sur France 5 de La Tournée des popotes.

“Ils sont moins forts qu'à la Coupe du Monde 2014 : Schweinsteiger n'est pas à son niveau, ils n'ont jamais réussi à remplacer Lahm. Le problème, c'est l'attaque. Jusqu'aux milieux offensifs, ça va mais ils n'ont pas de vrai 9.” De bon augure quand on sait que les Bleus risquent d'avancer en défense centrale avec le certes talentueux mais encore très vert Umtiti. Attention aux brûlures d'estomac.

Selon le cuisinier lyonnais, l'issue de la demi-finale dépendra principalement d'une chose : du rendement de la locomotive Bayern Munich au sein de la sélection allemande. “Comme en football avec le Bayern Munich, la Bavière est ce qui se fait de mieux en cuisine allemande” assure-t-il. Les Müller, les Kimmich, les Neuer et autres Boateng sont prévenus alors que cette sélection française, que l'on disait stressée et empruntée en début de compétition, a montré du liant et de délicieuses offensives avec sa sauce trois épices Payet-Griewmann-Giroud. Cuilleron enfonce : “L'Allemagne est au football ce que nous sommes à la gastronomie et inversement. Enfin non, il y a nettement moins d'écart entre notre football et celui des allemands qu'entre notre gastronomie et celle des allemands qui, contrairement à leur jeu, est d'une pauvreté rare.” S'il faut donc s'attendre à un match équilibré, gare à l'Allemagne qui fera pédaler la France dans la choucroute car cette dernière s'incorpore autant dans un apéro plein du subtilité que dans le jeu léché de Joachim Löw.

Pour cela, “on va couper des tranches d'à peu près un centimètre d'épaisseur de filet mignon, de veau ou de porc selon les goûts, qu'on fait revenir deux, trois…






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