France-Agnès Saal condamnée pour ses frais de taxi à Pompidou

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    PARIS, 15 avril (Reuters) - Agnès Saal, ex-directrice du 
Centre Pompidou, a été condamnée vendredi à Paris à une peine de 
trois mois de prison avec sursis et 3.000 euros d'amende pour 
des frais de taxi abusifs, a-t-on appris vendredi auprès de son 
avocat.   
    Elle a déjà été condamnée lundi par le tribunal 
correctionnel de Créteil à une amende de 4.500 euros pour des 
fais comparables survenus lorsqu'elle dirigeait l'Institut 
national de l'audiovisuel (Ina).   
    Agnès Saal avait plaidé coupable de détournement de fonds 
publics dans les deux dossiers. 
    La révélation de ces frais de taxi s'élevant à plusieurs 
dizaines de milliers d'euros avait déclenché un scandale au 
printemps 2015 et valu à Agnès Saal une exclusion temporaire de 
la fonction publique.  
    Agnès Saal a dépensé près de 41.000 euros en notes de taxis 
en dix mois lorsqu'elle dirigeait l'Ina, dont plusieurs milliers 
d'euros pour son fils, et 38.000 euros sur la période janvier 
2013-avril 2014, lorsqu'elle était directrice générale du Centre 
Pompidou.     
 
 (Service France et Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • 83209325 le dimanche 17 avr 2016 à 15:19

    2 ans de prison ferme pour avoir piraté 13000 euros dans un automate bancaireCherchez l'égalité des peines

  • M4709037 le vendredi 15 avr 2016 à 12:16

    Un gouvernement et des fonctionnaires (syndicats notamment) qui se veulent durs, impitoyables contre la fraude et l'évasion fiscale mais qui apparaissent mous, quasi-complaisants, quasi muets devant le pillage de l'Etat pas ses propres fonctionnaires/membres, sauf cas de dénonciation où il se prétend alors impitoyable mais où la justice (des fonctionnaires) se montre bien molle : petite peine, petite amende, sursis à répétition... sans incidence sur le recasement à venir.

  • M4709037 le vendredi 15 avr 2016 à 12:12

    un salarié d'une entreprise privée serait déjà licencié pour cause réelle et sérieuse, au chômage quasiment à vie vu le délit. Là c'est différent. Le fonctionnaire haut ou bas reçoit un traitement bien plus doux. Petite amende, sursis, possibilité de se recaser selon son grade, avancement non compromis ensuite. Je ne me prononce pas sur le cas de cette dame dont j'ai lu les déclarations pleine de dignité, et dont j'apprécie le plaider coupable sans rechigner.