France-Affiches et fresque anti-police, Ciotti saisit la justice

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    NICE, 14 juillet (Reuters) - Le député et président du 
conseil départemental des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti (Les 
Républicains), demande à la justice d'engager des poursuites à 
la suite de la publication d'affiches controversées contre la 
police par une branche de la CGT. 
    Ce proche de Nicolas Sarkozy, qui a annoncé sa plainte jeudi 
sur Twitter, vise également la réalisation "d'une fresque 
anti-police" sur un mur dans le cadre d'un festival de street 
art "subventionné par la commune de Grenoble" (Isère), oeuvre 
dont la destruction, qui était prévue, a eu lieu le 8 juillet. 
    "Ces publications stigmatisent l'action des forces de 
sécurité aujourd'hui confrontées à un niveau d'engagement 
particulièrement intense" écrit-il dans un courrier adressé au 
procureur de la République du tribunal de grande instance de 
Paris, lettre dont Reuters a obtenu une copie. 
    "A défaut d'avoir d'ores et déjà été saisi par Monsieur le 
ministre de l'Intérieur, il serait opportun que les faits visés 
fassent l'objet des poursuites qu'ils méritent à votre 
initiative", conclut-il dans les deux courriers relatifs aux 
affiches et à la fresque. 
    La section Info Com' (salariés de l'information et de la 
communication) de la CGT, syndicat en pointe dans la lutte 
contre la réforme du Code du travail, a suscité la polémique en 
publiant, respectivement en avril et mai, deux affiches 
dénonçant la répression policière lors des manifestations contre 
le projet de loi El Khomri. 
    Sur l'une d'elles, un insigne de CRS et une matraque sur un 
sol maculé de sang avec ce slogan : "La police doit protéger les 
citoyens et non les frapper! Stop à la violence". Les syndicats 
de policiers s'étaient dit scandalisés et le ministre de 
l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, avait dénoncé une campagne 
"choquante". 
 
 (Matthias Galante, édité par Sophie Louet) 
 
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  • jjd47 il y a 5 mois

    Choquant, mais vrai! La police est instrumentalisée par les dirigeants pour servir leurs intérêts et non ceux des citoyens.Enfin, frappent-ils ou non les manifestants?