France-Accueil en demi-teinte pour le plan emploi de Hollande

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    PARIS, 18 janvier (Reuters) - Syndicats et patronat ont 
réservé lundi un accueil mitigé aux mesures pour l'emploi 
présentées par François Hollande, qui a notamment annoncé une 
nouvelle prime à l'embauche et des dispositions en faveur de la 
formation.  
    Le président français a présenté devant le Conseil 
économique, social et environnemental son plan pour l'emploi, 
l'un de ses derniers leviers pour parvenir à faire baisser le 
chômage avant l'élection présidentielle de 2017.    
    "On va vers un libéralisme exacerbé" et une "remise en cause 
du code du travail", a déclaré sur iTELE Jean-Claude Mailly, 
secrétaire général de FO, en ajoutant que le gouvernement 
privilégiait "les annonces" et "la communication" au détriment 
du dialogue social.  
    Il a estimé sur RTL que ce projet revenait à "quitter (...) 
le modèle républicain" dans le domaine social. 
    Il a notamment qualifié d'"erreur" le projet de plafonner 
les indemnités prud'homales et a reproché au président de la 
République de "laisser entendre que la durée d'indemnisation des 
chômeurs est trop longue." 
    "Laisser penser que les chômeurs sont des privilégiés ou 
seraient des fainéants, c'est une honte", a également estimé son 
homologue de la CGT, Philippe Martinez, sur iTELE.  
    Evoquant les discussions à venir sur la convention 
d'assurance chômage, François Hollande a précisé dans son 
discours qu'"en France la durée d'indemnisation est la plus 
longue d'Europe mais la durée de formation des chômeurs est la 
plus courte."   
    "C'est ce qu'il faut changer", a ajouté le président de la 
République en appelant les partenaires sociaux à "tout faire 
pour que le retour vers l'emploi soit encouragé".     
    De son côté, le président du Medef a observé sur iTELE que 
le plan de François Hollande allait "dans le bon sens" même s'il 
a déploré l'absence de mesures portant sur la modification du 
contrat de travail.  
    Pierre Gattaz a également réaffirmé que les chefs 
d'entreprises auraient préféré que le gouvernement propose des 
allègements de charges pérennes plutôt qu'une prime à 
l'embauche.     
    "Il faut maintenant mettre toutes ces mesures dans la loi et 
le plus rapidement possible", a ajouté le président de 
l'organisation patronale.   
 
 (Myriam Rivet et Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse) 
 
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