France-Accords offensifs sur l'emploi pas d'actualité

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PARIS, 3 avril (Reuters) - L'extension des accords de maintien de l'emploi (AME) aux entreprises en phase de développement n'est pas d'actualité, a déclaré vendredi le ministre de l'Economie, Emmanuel Macron, selon le secrétaire général de Force ouvrière (FO). Ces accords d'entreprise, dont la possibilité a été ouverte par la loi de 2013 sur la sécurisation de l'emploi, sont censés éviter des licenciements en cas de dégradation économique, en permettant de moduler durée du travail et rémunérations. Mais ce dispositif est très peu utilisé -- une dizaine seulement de ces accords ont été signés. Pour le rendre plus attractif, le Medef souhaite notamment que le licenciement éventuel des salariés qui refusent ce type d'accord n'ait pas le statut de licenciement économique, plus risqué juridiquement et plus coûteux. L'organisation patronale voudrait également que de tels accords majoritaires puissent être signés même en période de développement de l'entreprise, pour l'aider à conquérir des marchés, par exemple, d'où la notion d'accords "offensifs". "M. Macron a confirmé ce matin, à une réunion à Bercy, que les accords de maintien de l'emploi offensifs ce n'était pas d'actualité", a cependant déclaré Jean-Claude Mailly à son arrivée à une conférence sociale sur la mise en oeuvre de la loi sur la sécurisation de l'emploi, au ministère de Travail. "Sur les accords de maintien de l'emploi offensif, je crois que c'est réglé puisque le ministre de l'Economie vient de confirmer qu'il n'y en aura pas", a insisté le N°1 de FO. La réunion à laquelle il a fait référence était celle du Conseil national de l'industrie, vendredi matin. Le CNI réunit des représentants de l'industrie et des partenaires sociaux. L'entourage du ministre de l'Economie ne confirme ni n'infirme les propos qui lui sont prêtés par Jean-Claude Mailly. Il renvoie à des déclarations antérieures d'Emmanuel Macron, dans lesquelles le ministre estimait que c'était aux partenaires sociaux de se saisir de ce sujet et que la question ne se posait pas tant qu'ils ne l'inscrivaient pas à leur agenda. A ce stade, les syndicats sont hostiles à l'idée d'accords de maintien de l'emploi "offensifs" comme proposés par le Medef. (Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)

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