France-A Bure, le mur du chantier pour déchets nucléaires abattu

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    STRASBOURG, 14 août (Reuters) - Des manifestants opposés au 
projet d'enfouissement des déchets radioactifs à 
Mandres-en-Barrois, près de Bure, dans la Meuse, ont abattu 
dimanche une partie du mur de béton construit par l'Agence 
nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) pour 
protéger un chantier sur place.  
    Un rassemblement d'opposants à ce projet de stockage 
souterrain de déchets nucléaires était organisé à l'occasion du 
week-end prolongé du 15 août.  
    La marche de dimanche, partie dans la matinée de la mairie 
de Mandres-en-Barrois pour rejoindre la forêt où l'Andra mène 
des travaux exploratoires, a réuni 400 à 500 personnes selon les 
organisateurs, 200 à 250 selon la préfecture.   
    D'après Irène Gunepin, une manifestante sur place jointe par 
Reuters, environ 150 personnes ont participé à la destruction de 
l'enceinte, qui s'est déroulée "dans un climat apaisé".  
    Selon elle, vers 16h30, près d'un quart du mur - soit 
environ 300 mètres - avait été détruit.  
    Il n'y a pas eu d'affrontements avec les forces de l'ordre, 
car la préfecture avait décidé de retirer ses effectifs du bois 
vendredi. 
    "Il appartiendra désormais à l'Andra de décider de porter 
plainte ou non", a indiqué à Reuters Corinne Simon, secrétaire 
générale de la préfecture de la Meuse. 
    L'Andra n'était pas joignable dimanche pour préciser ses 
intentions à la suite de la destruction du mur.     
    Le tribunal administratif de Bar-Le-Duc a ordonné le 1er 
août l'arrêt du défrichement et la remise en état des parcelles 
concernées, jugeant qu'une autorisation préfectorale était 
nécessaire pour poursuivre ces opérations.  
    Dans le sillage de cette décision, l'Andra avait précisé que 
ce mur de deux mètres de haut - qui a été autorisé par la mairie 
de Mandres-en-Barrois et n'est pas concerné par la décision du 
1er août - visait seulement à protéger le chantier, cible selon 
elle de dégradations et d'actes de malveillance de la part des 
opposants au projet. 
    Des opposants au projet occupant la forêt de 
Mandres-en-Barrois depuis le 19 juin avaient été évacués par les 
forces de l'ordre le 7 juillet.     
    C'est dans cette zone qu'est prévue l'implantation du Cigéo 
(Centre industriel de stockage géologique), à quelques 
kilomètres du laboratoire souterrain de Bure, où sont menées les 
études de l'Andra sur le stockage en profondeur, dans des 
couches d'argile, des déchets les plus radioactifs ou à vie 
longue produits en France.          
    La contestation de ce projet a regagné en vigueur cet été 
après que le Parlement a voté le 11 juillet une loi une loi 
précisant les modalités de création du Cigéo.   
 
 (Jean-François Gérard, avec Myriam Rivet à Paris, édité par 
Tangi Salaün) 
 
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