France-9 arrestations après l'attaque contre le siège de la CFDT

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    PARIS, 24 juin (Reuters) - Neuf personnes ont été 
interpellées après une attaque jeudi soir contre le siège 
parisien de la CFDT, qui a subi d'importantes dégradations, 
annonce vendredi le ministre de l'Intérieur. 
    Les locaux du syndicat, situés dans le XIXe arrondissement 
de la capitale, ont été pris pour cible dans la soirée par 
plusieurs dizaines de "casseurs" cagoulés qui ont brisé les 
vitres de la façade et tagué des inscriptions telles que 
"Collabos". 
    "Neuf individus ont été aussitôt interpellés par les forces 
de l'ordre. L'enquête se poursuit pour établir les  
responsabilités et mettre les auteurs des faits à la disposition 
de la justice", déclare Bernard Cazeneuve dans un communiqué. 
    Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a dénoncé 
jeudi soir sur Twitter "un coup direct porté à la démocratie". 
    Vendredi, sur plusieurs médias, il s'est inquiété de la 
rareté, selon lui, des réactions après cette "attaque violente" 
consécutive à une nouvelle journée de mobilisation des syndicats 
opposés à la loi Travail, avec pour point d'orgue un défilé 
parisien qui s'est déroulé sans incident.   
    Laurent Berger a dit sur Europe 1 avoir reçu un SMS du 
secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, "condamnant 
sans réserve ces attaques". Sur Twitter, Jean-Claude Mailly, 
dirigeant de Force ouvrière (FO) a écrit : "Au-delà des 
divergences syndicales, dégrader des locaux syndicaux est 
inacceptable et condamnable". 
    "Quand on entend parfois des attaques qui insultent la CFDT, 
qui insultent les militants de la CFDT, on alimente ce qui peut 
se passer", a estimé Laurent Berger sur Europe 1, évoquant à 
mots couverts le congrès de la CGT d'avril dernier, où Philippe 
Martinez avait qualifié d'"erreur" le rapprochement avec la CFDT 
et des militants avaient fustigé la "CFDT qui trahit". 
    Le syndicat réformiste est favorable à la réforme du Code du 
travail rejetée notamment par la CGT et FO. 
    "Je n'attaque personne, je n'accuse personne, surtout pas 
d'autres organisations syndicales, mais je crois qu'il faut que 
chacun élève le débat", a dit le numéro un de la CFDT. 
    "Je suis inquiet du climat délétère qui se développe dans 
notre pays, et je suis inquiet qu'il n'y ait pas plus de voix 
pour condamner les violences et en appeler à la raison", a-t-il 
dit. 
    Le Premier ministre, Manuel Valls, a condamné jeudi soir 
dans un tweet "une attaque intolérable contre la démocratie 
sociale". 
 
 (Sophie Louet, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • M8252219 le vendredi 24 juin 2016 à 10:13

    fo et cgt veulent se dédouaner à bon compte après avoir braillé contre la cfdt.