France-54 procédures pour apologie du terrorisme ou menaces

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(Actualisé avec nouveau bilan dans les écoles) PARIS, 14 janvier (Reuters) - Plus de cinquante procédures pour apologie du terrorisme ou menaces verbales d'actions terroristes ont été ouvertes en France depuis l'attentat visant Charlie Hebdo il y a une semaine, a-t-on appris auprès du ministère de la Justice. Parallèlement, plus de 200 incidents sont survenus le 8 janvier dans les écoles, les collèges et les lycées lors de la minute de silence observées en hommage aux victimes de l'attentat survenu la veille à Charlie Hebdo. Quarante cas graves ont été transmis aux services de police et de justice, a précisé la ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem lors des questions d'actualité à l'Assemblée. "Pour certains, il s'agissait même d'apologie du terrorisme. Nous ne pouvions pas laisser passer cela", a-t-elle dit. Seules cinq condamnations ont pour l'instant été prononcées. Trente-sept procédures concernent l'apologie du terrorisme et 17 des menaces verbales d'actions terroristes, a-t-on précisé de même source. La ministre de la Justice, Christiane Taubira, a publié une circulaire demandant aux procureurs de la République de faire preuve d'une "extrême réactivité dans la conduite de l'action publique". Les infractions concernent l'apologie du terrorisme, mais aussi le racisme, l'antisémitisme et les comportements haineux. "Une réponse pénale systématique, adaptée et individualisée devra être apportée à chacun de ces actes, y compris quand ils sont accomplis en détention", indique le ministère dans un communiqué. La peine la plus sévère prononcée concerne un homme de 34 ans condamné lundi à 4 ans de prison ferme par le tribunal de Valenciennes (Nord) pour avoir causé un accident de voiture et fait l'apologie des frères Kouachi, auteurs de l'attentat qui a fait 12 morts à Charlie Hebdo. L'apologie du terrorisme n'était toutefois dans son cas qu'une circonstance aggravante, l'homme, récidiviste, ayant refusé de se soumettre à l'alcootest, alors que l'accident a provoqué des blessures involontaires. Son avocat a souligné à l'audience que plus de 20.000 messages faisant l'apologie des attentats ou reprenant le mot clé "je ne suis pas Charlie" avaient été diffusés sur les réseaux sociaux. Selon Le Monde, daté de jeudi, parmi les 54 procédures recensées par la chancellerie, on trouve pêle-mêle : trois mineurs, des illuminés, des hommes alcoolisés, des chrétiens et des musulmans. Le polémiste Dieudonné est lui aussi visé par une enquête pour apologie d'actes de terrorisme après un message sur les attentats de la semaine dernière. Il a été arrêté et placé en garde à vue mercredi matin. ID:nL6N0UT1C1 (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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