France-3.852 migrants évacués du camp de Stalingrad à Paris

le , mis à jour à 13:22
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    * Cette évacuation était réclamée par la maire de Paris 
    * Les migrants ont été conduits dans des centres d'accueil 
    * Leur situation sera alors examinée 
 
 (Avec fin de l'opération, chiffres définitifs) 
    par Cyril  Camu 
    PARIS, 4 novembre (Reuters) - Plus de 3.800 migrants 
installés dans un campement en plein Paris, à proximité de la 
station de métro de Stalingrad, ont été évacués sans incident 
vendredi vers des centres d'accueil. 
    L'opération, commencée à 6h00 (5h00 GMT), s'est achevée peu 
après midi, a constaté sur place un reporter de Reuters. "C'est 
terminé", a déclaré une porte-parole de la préfecture de la 
région Ile-de-France, qui chiffre le nombre précis à 3.852. 
    A midi, l'essentiel des 600 policiers mobilisés étaient 
repartis et les rues adjacentes rouvertes à la circulation. 
    Les services de la propreté de la Ville ont alors commencé à 
démanteler le campement et enlever les tentes. 
    "Face à la question migratoire, à Paris comme à Calais nous 
assumons nos responsabilités", a déclaré le Premier ministre 
Manuel Valls à Marseille, en marge d'un comité interministériel 
de la mer, en référence à l'évacuation, achevée jeudi, de plus 
de 6.000 personnes qui résidaient dans la "jungle" de Calais. 
    Cette évacuation était réclamée par la maire socialiste de 
Paris, Anne Hidalgo, qui avait écrit fin octobre aux ministres 
concernés pour insister sur son "absolue nécessité", pour mettre 
fin à une "situation devenue insoutenable".  
    Selon la préfecture de région, 82 autocars ont été utilisés 
pour emmener ces 3.852 migrants, dont 339 personnes vulnérables 
(femmes, enfants), vers quelque 80 centres d'accueil temporaires 
répartis en Ile-de-France, parmi lesquels des gymnases. 
    Dans un premier temps, 500 à 600 personnes, essentiellement 
des Afghans, avaient été évacuées du quai de Jemmapes, le long 
du canal Saint-Martin, à partir de 6h00. 
    Peu après 7h00, un reporter de Reuters a vu des migrants 
commencer à être conduits vers des autobus, avenue de Flandre, 
non loin de la station Stalingrad. Filtrés par un barrage de 
CRS, ils étaient autorisés à prendre sacs et valises avec eux. 
     
    TRENTIÈME OPÉRATION D'ÉVACUATION 
    Leur situation doit être examinée dans les centres 
temporaires où ils ont été conduits. S'ils sont éligibles à une 
demande d'asile, ils iront ensuite dans des centres d'accueil et 
d'orientation (CAO), a expliqué Christine Gauthier, responsable 
régionale du logement, à Reuters. 
    "Il s'agit d'abord de rassurer les personnes, leur dire 
qu'il y a des possibilités pour après", a déclaré Bruno Morel, 
directeur général d'Emmaüs Solidarité, une des organisations non 
gouvernementales (ONG) humanitaires présentes sur place. 
    "Une fois dans les centres d'urgence, il faudra qu'ils 
puissent se reposer. Il faudra ensuite se poser pour examiner la 
situation de chacun", a-t-il ajouté.  
    Selon le directeur général de l'office français de 
l'immigration et de l'intégration, Didier Leschi, les transferts 
vers les CAO débuteront en début de semaine prochaine. 
    Ce campement avait vu sa population exploser dans la foulée 
du démantèlement de celui de Calais (Pas-de-Calais), la semaine 
dernière. "Ce sont des personnes arrivées très récemment en 
France, parfois depuis seulement quelques jours, parfois depuis 
quelques semaines", a expliqué la ministre du Logement. 
    "C'est la trentième opération d'évacuation sur Paris", a 
souligné Emmanuelle Cosse, selon qui "plus de 20.000 personnes" 
ont été concernées à ce jour par ces opérations.  
    Elle a estimé qu'il faudrait à l'avenir, pour éviter que de 
nouveaux campements sauvages se réinstallent à Paris, prendre en 
charge immédiatement les migrants, au fur et à mesure de leur 
arrivée, pour les envoyer dans des centres d'hébergement. 
    "La semaine prochaine ou dans les semaines à venir un centre 
d'accueil provisoire va ouvrir en région parisienne, qui va être 
un sas", a précisé la ministre du Logement. 
 
 (Avec Matthias Blamont et Emmanuel Jarry, Jean-François 
Rosnoblet à Marseille, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • acharbi1 il y a un mois

    J'y crois pas !!!!