FRANCE 2017-Valls veut "casser l'esprit de défaite"

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    PARIS, 14 janvier (Reuters) - Manuel Valls estime que sa 
victoire à la primaire de la gauche créerait une nouvelle donne 
face aux pronostics qui donnent la majorité d'aujourd'hui 
absente du deuxième tour de la présidentielle  . 
    Dans une interview publiée dans Le Monde du week-end, 
l'ancien Premier ministre déclare aussi se situer "au coeur des 
progressistes", qui vont selon lui "d'Emmanuel Macron à Benoît 
Hamon et Arnaud Montebourg" et qui "doivent se retrouver". 
    Mais il souligne aussi ses différences avec le premier, qui 
s'est installé dans les sondages pour la présidentielle 
solidement en troisième position derrière Marine Le Pen et 
François Fillon. 
    Une enquête Elabe pour BFMTV publiée samedi place Manuel 
Valls toujours en tête des souhaits de victoire des 
sympathisants de gauche pour la primaire des 22 et 29 janvier, 
avec un score de 31%, inchangé par rapport à un précédente 
sondage. 
    Suivent Benoît Hamon (25%, +1) et Arnaud Montebourg (24%, 
inchangé +1) et loin derrière l'ancien ministre de l'Education 
nationale Vincent Peillon (8%, -1 point). 
    "Je suis convaincu que c'est la primaire qui donne de la 
force", déclare Manuel Valls dans le Monde. 
    "Ma désignation serait, après la victoire de François 
Fillon, après la décision de François Hollande (NDLR de ne pas 
se représenter), le troisième élément d'une nouvelle donne", 
dit-il. 
    "Je bénéficierai d'un élan. Chacun devra alors prendre ses 
responsabilités par rapport au risque de division et 
d'élimination de la gauche. La politique, ce n'est pas une 
addition, c'est une dynamique", ajoute l'ancien Premier 
ministre, "je veux casser l'esprit de défaite. Et créer 
l'espoir". 
    A la question de savoir s'il compte discuter avec Emmanuel 
Macron et le "candidat de la France insoumise" Jean-Luc 
Mélenchon s'il remporte la primaire du PS et de ses alliés, il 
répond : "Il faut toujours discuter mais l'élection 
présidentielle, ce n'est pas une négociation. Ce ne sont pas de 
petits arrangements. C'est un dialogue avec les Français." 
    Avec Emmanuel Macron, Manuel Valls estime avoir deux grands 
"désaccords". 
    "Le premier, je pense que le libéralisme économique n'est 
pas la réponse à la situation de la France (...) Ensuite, je ne 
crois pas que la France soit une juxtaposition de communautés à 
l'anglo-saxonne, ou que la laïcité stigmatise. Elle protège. Et 
je ne crois pas que la République soit responsable du 
terrorisme", indique-t-il. 
    Emmanuel Macron avait dénoncé en octobre les dangers d'une 
"laïcité revancharde dangereuse" et estimé un mois plus tard que 
la société française devait assumer une "part de responsabilité" 
dans le développement du "terreau sur lequel les terroristes ont 
réussi à nourrir la violence, à détourner quelques individus." 
 
 (Yann Le Guernigou, édité par Jean-Philippe Lefief) 
 
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