France 2017-Valls s'invite dans la pré-campagne présidentielle

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    PARIS, 21 septembre (Reuters) - Le Premier ministre, Manuel 
Valls, s'invite dans la pré-campagne pour l'élection 
présidentielle de 2017 en défendant sur sa page Facebook la 
"solidarité" face aux arguments des candidats à la primaire de 
droite qui fustigent l'"assistanat". 
    "Je n'accepte pas que l'on traite 'd'assistés' plus de huit 
millions de nos compatriotes, jeunes qui cherchent un emploi, 
salariés modestes ou en formation, retraités avec des petites 
pensions", écrit-il dans une tribune publiée mercredi. 
    "Je n'accepte pas que l'on pointe du doigt les plus faibles, 
car c'est faire injure à des femmes, des hommes, des enfants 
pour qui la vie est dure", ajoute le chef du gouvernement. 
"C'est faire injure aussi à notre République en l'amputant d'une 
valeur essentielle : la solidarité." 
    Manuel Valls estime que la solidarité est une condition de 
la cohésion sociale et défend la réforme des minima sociaux, 
dont il entend lancer la première étape dans le cadre de la 
dernière loi de finances du présent quinquennat.   
    Cette première étape consistera notamment en une 
simplification de l'accès aux dix minima sociaux existants. 
    "Accéder à un revenu minimal ne doit pas être un parcours 
d'obstacles", explique le Premier ministre. "Nous savons que la 
complexité est une source d'inégalité supplémentaire." 
    Ainsi, à compter de 2017, un portail numérique permettra de 
voir tous les droits auxquels peut prétendre un allocataire en 
fonction de sa situation. Le gouvernement demandera par ailleurs 
un effort de coordination aux administrations pour qu'il n'y ait 
plus à fournir de façon répétée les mêmes justificatifs.  
    Le mode de calcul des prestations sociales sera aussi 
simplifié pour mettre fin au recalcul permanent du Revenu de 
solidarité active (RSA) et faciliter la transition vers la prime 
d'activité en cas de reprise d'un emploi pour compléter le 
salaire de ceux qui gagnent moins de 1.500 euros par mois. 
    Le gouvernement a par ailleurs décidé de mobiliser 50 
millions d'euros supplémentaires en 2017 pour soutenir les 
départements qui souhaiteront, aux côtés de l'Etat, renforcer 
leurs politiques d'insertion. 
    Manuel Valls réaffirme enfin sa volonté d'ouvrir la piste 
d'une allocation unique universelle à partir de 18 ans, qui 
remplacerait les dix minima sociaux actuels. 
    "Le Gouvernement engagera un dialogue avec tous les acteurs 
pour construire une réponse souple, plus simple et donc plus 
efficace, qui prenne en compte les situations individuelles. Je 
crois que ce débat doit être ouvert", écrit Manuel Valls. 
    Son entourage reconnaît cependant que la mise en place de ce 
revenu garanti universel est un chantier à plus long terme, pour 
les années qui suivront la prochaine élection présidentielle. 
 
 (Emmanuel Jarry) 
 
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  • franck8 il y a 8 mois

    Enfin ! Bravo !