France 2017-Valls accentue la pression sur Hollande au risque d'une crise

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    * Le Premier ministre répète qu'il est "prêt" 
    * A Madagascar, Hollande juge le rassemblement "essentiel" 
    * Vallaud-Belkacem pointe un "paysage balkanisé" 
 
    par Jean-Baptiste Vey 
    PARIS, 27 novembre (Reuters) - En n'excluant pas de 
participer à la primaire de la gauche contre François Hollande, 
Manuel Valls accentue la pression sur le chef de l'Etat pour le 
pousser à renoncer à se présenter, au risque de provoquer une 
crise au sein de l'exécutif. 
    Sans franchir le Rubicon, le Premier ministre alimente dans 
le Journal du Dimanche le flot des critiques contre le 
président, qui doit dévoiler dans les prochains jours ses 
intentions pour 2017, et la confusion à gauche, où les 
candidatures se multiplient  ID:nL8N1DP3NV .  
    Prié de dire s'il pourrait être candidat à la primaire des 
22 et 29 janvier face à François Hollande, le chef du 
gouvernement répond : "chacun doit mener ses réflexions en 
responsabilité. Je prendrai ma décision en conscience". 
    La consultation, à laquelle il s'était longtemps opposé, 
"doit donner un élan, de l'espoir. Il faut se préparer au 
face-à-face. Je m'y prépare, j'y suis prêt", a-t-il ajouté, 
précisant qu'il s'agissait d'une "question de jours".   
    Interrogé sur l'envie de François Hollande d'être candidat, 
Manuel Valls estime que "la question n'est pas seulement celle 
de l'envie, mais bien celle de la responsabilité historique qui 
doit prendre en compte l'intérêt de la France et de la gauche". 
    "Je n'oublie pas que le président a été élu par les Français 
en 2012. Mais toute candidature doit intégrer le rapport avec 
les Français, avec la gauche, avec notre famille politique", 
poursuit-il, ajoutant qu'"au cours de ces dernières semaines, le 
contexte a changé", la parution d'un livre de confidences de 
François Hollande à des journalistes ayant "créé un profond 
désarroi à gauche". 
     
    "POUR LE MOINS ORIGINAL!" 
    Malgré ses critiques et l'affirmation qu'il était prêt à 
affronter la droite à la présidentielle, Manuel Valls semblait 
jusqu'à cet entretien au JDD s'être résolu à soutenir François 
Hollande s'il décidait de se présenter à la primaire de janvier. 
    En déplacement à Madagascar, François Hollande n'a pas 
directement répondu aux déclarations de son Premier ministre. 
    "Quelles que soient les échéances, quelles que soient les 
épreuves, quels que soient les choix que nous aurons à faire, 
nous rassembler, c'est le plus essentiel, c'est-à-dire que nous 
puissions tous contribuer au bien commun", a-t-il toutefois 
déclaré dans un discours devant la communauté française de 
l'île.   
    Contactés par Reuters dimanche matin, plusieurs proches du 
chef de l'Etat, qui voulaient croire ces derniers jours que 
Manuel Valls soutiendrait François Hollande lors de la primaire, 
ont refusé de commenter l'interview du Premier ministre.  
    "C'est pour le moins original !", s'est contenté de déclarer 
l'un d'eux. 
    Une de ces sources avait exclu récemment une candidature du 
Premier ministre, en raison du spectre de la "crise de régime" 
qu'elle pourrait engendrer, à un moment où la France mène la 
guerre et subit une "menace terroriste majeure". 
    "S'il y a un doute sur la solidité du couple exécutif, on 
risque l'explosion sociale", estimait-elle. 
    Une seconde source affirmait cette semaine que l'activisme 
de Manuel Valls, qui multiplie les entretiens à la presse, les 
déclarations et même les propositions pour 2017 et au delà, 
serait un atout pour François Hollande dans la campagne. 
    "Ce qui serait gênant, c'est que Manuel Valls dise qu'il 
veut être candidat", soulignait cette source. "Mais un Manuel 
Valls fort, avec du contenu, derrière le président de la 
République" renforcerait ce dernier, à condition de rassembler 
jusqu'à Christiane Taubira.     
     
    "GROSSES BETISES" 
    Invitée de l'émission "Le Grand Jury" (RTL-LCI-Le Figaro) 
dimanche, la ministre de l'Education, Najat Vallaud-Belkacem, a 
pointé un "paysage politique balkanisé". 
    "Je crois que le paysage politique est déjà tellement 
balkanisé que le sens des responsabilités, et je crois l'avoir, 
nous appelle les uns et les autres à suivre l'intérêt 
collectif", a-t-elle dit. 
    "Il me semble que l'intérêt collectif aujourd'hui, c'est de 
valoriser ce qui a été fait durant cinq ans et de proposer un 
projet pour la suite", a-t-elle ajouté.  
    Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, 
avait semblé lancer la charge samedi contre le chef de l'Etat, 
en souhaitant que Manuel Valls soit candidat à la primaire face 
à François Hollande. 
    Sa sortie a été aussitôt critiquée par le porte-parole du 
gouvernement, Stéphane Le Foll, proche du chef de l'Etat. 
    "Quand les états d'âme et les ressentiments personnels font 
dire de grosses bêtises ... #Bartolone", a écrit le ministre de 
l'Agriculture sur son compte Twitter.  
    Pour l'entourage de Manuels Valls, "Claude Bartolone pose le 
cadre d'une décision collective".  
    "Son souci, c'est comment on rassemble, comment on crée la 
dynamique pour faire face à la droite et à l'extrême droite", a 
dit cette source samedi. 
 
 (Edité par Marine Pennetier) 
 
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  • M7361806 il y a une semaine

    Trés mauvaise surprise pour HOLLANDE son meilleur ami politique Jean-Michel BAYLET président des radicaux de gauche ( le parti rose dhors , blanc dedans mais toujours prés de la motte de beurre le lache et envoye sa favorite à la présidentielle le brain-trust du parti est laché.....

  • M940878 il y a une semaine

    on s'en contrefout des socialos, ils ont disparus du paysage français après leur gouvernance ruineuse