France 2017-Taubira milite pour un candidat unique de la gauche

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    * Taubira ne dit pas si elle soutiendra Hollande 
    * Cambadélis pessimiste sur une réunification de la gauche 
 
    PARIS, 12 septembre (Reuters) - L'ancienne ministre de la 
Justice Christiane Taubira milite pour une candidature unique de 
la gauche à l'élection présidentielle de 2017 et assure qu'elle 
s'engagera "fortement dans la campagne", dans une interview 
publiée lundi par Libération. 
    L'ex-garde des Sceaux a quitté le gouvernement en janvier, 
en désaccord avec la tentative avortée de François Hollande 
d'inscrire dans la Constitution la déchéance de nationalité pour 
les binationaux coupables d'actes de terrorisme. 
    Un projet qualifié de "faute grave" par Christiane Taubira, 
qui parle de "désaccord politique majeur" avec le président. 
    Elle refuse de dire si elle soutiendra François Hollande 
s'il brigue un nouveau mandat et estime que la gauche, au sein 
de laquelle les candidatures se multiplient, doit se présenter 
unie au premier tour de la présidentielle. 
    "La question n'est pas de soutenir untel ou untel", dit 
Christiane Taubira, pour qui la gauche "a une responsabilité de 
trouver un candidat qui portera" ses "différentes sensibilités". 
    La multiplication des candidatures est bien un des problèmes 
de la gauche aujourd'hui, estime l'ex-ministre, qui a participé 
ce week-end à la fête du quotidien communiste L'Humanité, où ont 
défilé ces candidats, dont le principal point commun aujourd'hui 
est leur opposition à François Hollande.   
    "Il y a bien des maisons dans la maison de la gauche. Elles 
ne sont pas irréconciliables", estime-t-elle. "Il y a urgence : 
le risque est là que l'extrême droite (...) arrive au pouvoir en 
France" et que la gauche disparaisse "pour un moment". 
    "Je vais m'engager fortement dans la campagne. Je ne sais 
pas encore comment. Nous sommes dans une phase de grande 
confusion", ajoute-t-elle. 
     
    "C'EST UN PEU TARD", DIT CAMBADÉLIS 
    Interrogé par France 2, le premier secrétaire du Parti 
socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a défendu l'organisation 
d'une primaire de "la gauche de gouvernement", rejetée par les 
"frondeurs" du PS et la gauche de la gauche. 
    "Moi je tend la main à toute la gauche parce que si la 
gauche n'est pas unie (...) nous serons éliminés et ça durera 
longtemps", a-t-il déclaré, tout en se montrant pessimiste. 
    "C'est un peu tard. Ce n'est pas désespéré, il faut 
continuer à essayer d'y travailler, mais ça ne peut pas être une 
formule pour cacher la division des frondeurs", a-t-il dit. "Je 
n'y crois pas trop (...) parce qu'il y a une partie de la gauche 
qui estime qu'on ne peut pas faire une primaire avec l'autre 
partie de la gauche."  
    Une autre ancienne ministre de François Hollande, Cécile 
Duflot, a confirmé sur RTL sa candidature à la primaire d'Europe 
Ecologie-Les Verts (EELV), "parce que moi je suis une 
écologiste". 
    Quant à l'ex-ministre de l'Economie Arnaud Montebourg, lui 
aussi candidat à la présidentielle, il a de nouveau mis en doute 
la "loyauté" de la primaire organisée par le PS. 
    "Cet outil-là, il ne peut pas être un outil de convenance 
personnelle", a-t-il déclaré sur France Inter en ciblant le chef 
de l'Etat. "Il faut que cette primaire soit loyale, ouverte." 
    "Je suis évidemment candidat dans le cadre d'une primaire 
(...) mais je souhaite que cette primaire soit loyale et 
équitable", a ajouté Arnaud Montebourg.  
    Il a cependant dit qu'il accepterait le résultat si François 
Hollande remportait cette primaire. 
 
 (Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • M4189758 il y a 3 mois

    JPi - Candidat unique à gauche au premier tour. Mais oui! mais tous derrière moi ou rien. C'est son tour à elle.