France 2017-Macron se pose en recours contre le Front national

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    * Un livre tiré à 200.000 exemplaires 
    * Macron y explique son cheminement et sa vision pour la 
France 
    * Il confirme sa volonté d'être un candidat hors partis 
 
    par Emmanuel Jarry 
    PARIS, 23 novembre (Reuters) - Une semaine après l'annonce 
de sa candidature à l'élection présidentielle de 2017, Emmanuel 
Macron se pose en recours contre l'arrivée au pouvoir du Front 
national dans un livre publié jeudi, "Révolution", dans lequel 
il règle des comptes. 
    L'ancien conseiller et ex-ministre de l'Economie de François 
Hollande renvoie dos à dos la droite, en pleine bataille pour la 
désignation de son candidat, et la gauche de gouvernement. 
    "Je ne me résous pas à être enfermé dans des clivages d'un 
autre temps", écrit l'ancien banquier de 38 ans, qui consent à 
être qualifié à la fois de libéral et d'homme de gauche mais 
juge les partis traditionnels "morts". 
    "Si nous ne nous ressaisissons pas, dès le mois de mai 
prochain, ou dans cinq ans, ou dans dix ans, le Front national 
sera au pouvoir", ajoute Emmanuel Macron, qui assure dans Le 
Point proposer "le seul discours alternatif au FN". 
    Dans cet ouvrage de 264 pages, obtenu par Reuters et tiré 
dans un premier temps à 200.000 exemplaires par l'éditeur XO 
Editions, il fait cependant un détour par un long récit de ses 
origines, d'Amiens à l'Elysée et Bercy en passant par des études 
de philosophie, Sciences Po, l'Ecole nationale d'administration. 
    Il revient sur une "enfance dans les livres" dans une 
famille de médecins hospitaliers et auprès d'une grand-mère 
enseignante, sa rencontre avec son épouse Brigitte, dont il 
était l'élève au Lycée d'Amiens avant de monter à Paris, et les 
rencontres qui l'ont conduit à s'engager en politique. 
    De ses quatre ans à la banque d'affaires Rothschild, sur 
lesquelles ses détracteurs l'attaquent régulièrement, il dit ne 
rien regretter. "J'y ai appris un métier ; tous les responsables 
politiques devraient en avoir un", fait-il valoir. 
    Il dit aussi assumer les conseils prodigués à François 
Hollande, les bons comme les mauvais, comme secrétaire général 
de l'Elysée pendant deux ans, à partir de 2012, et la politique 
conduite ensuite au ministère de l'Economie, échecs compris. 
    "Puis vint le temps des blocages et des désaccords" après 
les attentats de novembre 2015 à Paris : il dénonce "l'absence 
de véritable volonté réformiste" et d'ambition européenne et le 
"débat stérile" sur la déchéance de nationalité. 
     
    GENDRE IDÉAL ET FILS REBELLE 
    Des désaccords qui le conduisent à créer son mouvement "En 
Marche !" en avril 2016 et à quitter le gouvernement fin août. 
    Il rejette l'accusation de trahison brandie par ses anciens 
collègues mais également à droite. 
    "Lorsqu'on dit que j'aurais dû obéir au président comme une 
machine, renoncer à mes idées, enchaîner à son destin la 
réalisation de ce que je crois juste, simplement parce qu'il 
m'avait nommé ministre, que dit-on ? Que l'idée du bien public 
doit s'effacer devant celle du service rendu." 
    "C'est à mon pays seul que va mon allégeance, non à un 
parti, à une fonction ou à un homme", ajoute Emmanuel Macron. 
    Il dénonce au passage les critiques et les calomnies de 
"ceux dont la loyauté va (...) à un système" qui leur assure 
"avantages" et "prébendes". 
    L'ancien protégé de François Hollande aux allures policées 
de gendre idéal s'affiche en fils rebelle : 
    "J'ai décidé de ne payer aucun tribut à un système politique 
qui ne m'a jamais véritablement reconnu pour l'un des siens", 
écrit-il. "Si j'ai décidé de défier les règles de la vie 
politique, c'est que je ne les jamais acceptées." 
    Et d'estimer plus loin avec des accents marxisants en 
apparence éloignés de ses sources d'inspiration : "Nous sommes 
en train de vivre un stade final du capitalisme mondial qui, par 
ses excès, manifeste son incapacité à durer véritablement." 
    S'il se défend d'avoir écrit un ouvrage-programme, il n'en 
livre pas moins, après un diagnostic sévère de l'état du pays, 
les grandes lignes d'un projet ( L8N1DO2IK ) dans lequel il 
prend souvent le contrepied du gouvernement qu'il a servi. 
    Il s'élève ainsi contre la "prolongation sans fin" de l'état 
d'urgence, qui pose selon lui "plus de questions qu'elle ne 
résout de problèmes". 
    Il promet par ailleurs de transformer en allègements de 
charges pour les entreprise le crédit d'impôt compétitivité 
emploi (CICE), dont il a été un artisan comme conseiller de 
François Hollande. 
    Il laisse d'autre part entendre qu'il réformera l'impôt de 
solidarité sur la fortune (ISF), tabou pour la gauche. 
 
 (Edité par Yves Clarisse) 
 
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  • M7403983 il y a une semaine

    Qui c'est qui fait monter le FN ???? encore une question à cent balle pour notre pépère qui compte se représenter en décembre !!!!!!

  • M7403983 il y a une semaine

    Macron, l'inspirateur du programme de Hollande. On croit rêver !!!!!!

  • M3379984 il y a une semaine

    c'est joli " prébendes " les prébendes de nos hommes politiques à vie !! comme le curés !