FRANCE 2017-Macron prend acte de la fin du front républicain

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    MARSEILLE, 5 mai (Reuters) - Emmanuel Macron juge que la 
"radicalisation" de François Fillon et de Jean-Luc Mélenchon est 
en partie responsable de la disparition du front républicain 
qui, selon lui, ne pèsera pas dimanche sur le second tour de 
l'élection présidentielle. 
    Dans un entretien paru vendredi dans La Provence, le 
candidat d'En Marche!, favori des sondages, évoque aussi les 
"pudeurs de gazelle" des électeurs de Jean-Luc Mélenchon à son 
égard, reprenant une expression du chef de file de la France 
insoumise qui a refusé de dévoiler son choix pour le second 
tour. 
    "J'entends les pudeurs de gazelle de ceux qui hésitent à 
voter pour moi alors qu'ils étaient aller voter Chirac en 2002", 
souligne-t-il. 
    Près des deux tiers des électeurs de Jean-Luc Mélenchon 
envisagent de voter blanc, nul ou de s'abstenir dimanche dans le 
duel opposant Emmanuel Macron à Marine Le Pen.   
   "J'avais conscience que la radicalisation de François Fillon 
et de Jean-Luc Mélenchon pouvait conduire une partie de leurs 
électeurs à tellement s'éloigner qu'ils auraient du mal à 
revenir dans une offre républicaine classique", explique par 
Emmanuel Macron dans La Provence. 
   "Les gens de Sens commun ne peuvent pas se rallier à moi. Les 
électeurs de l'extrême gauche non plus", ajoute-t-il. 
    Il estime que la reconstitution du front républicain qui 
avait prévalu pour le second tour de l'élection présidentielle 
de 2002, opposant Jacques Chirac à Jean-Marie Le Pen, est plus 
difficile autour d'une candidature comme la sienne, "qui s'est 
construit e  en déjouant les règles du système". 
    "C'est ma grande différence avec Mme Le Pen. Elle est avec 
le système comme le pique-boeuf sur l'hippopotame: elle mange 
sur son dos, prospère de son inefficacité. Le jour où se met en 
place une organisation politique efficace, elle s'éteint", 
affirme Emmanuel Macron. 
    "Si je suis élu, ce sera sans front républicain, mais je 
vais pour ma part mener cette recomposition (politique, ndlr), 
de la social-démocratie au gaullisme". 
 
 (Jean-François Rosnoblet, édité par Sophie Louet) 
 
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