France 2017-Macron candidat à l'élection présidentielle

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    * L'ex-ministre veut que la France "redresse la tête" 
    * Il en appelle à la jeunesse, veut une relance de l'Europe 
    * Il dénonce les "recettes du siècle dernier" 
    * Il appelle au rassemblement Français, hors partis 
 
 (Actualisé avec autres déclarations, contexte) 
    BOBIGNY, Seine-Saint-Denis, 16 novembre (Reuters) - L'ancien 
ministre de l'Economie de François Hollande, Emmanuel Macron, a 
officialisé mercredi sa candidature à l'élection présidentielle 
de 2017, une entrée en lice attendue qu'il souhaite placer sous 
le signe de "l'espérance". 
    Dans sa déclaration faite dans un centre de formation de 
Bobigny, dans le département populaire de Seine-Saint-Denis, il 
a opposé son projet de "révolution démocratique" à la "vacuité" 
du système politique actuel, qu'il a vécu "de l'intérieur".     
    Une refondation qui passe aussi selon par "une relance de 
l'Europe", qui est "notre chance dans la mondialisation". 
    "Je suis candidat à la présidence de la République parce que 
je crois plus que tout que nous pouvons réussir, que la France 
peut réussir", a-t-il dit lors d'une déclaration à la presse 
dans un centre d'apprentissage à Bobigny (Seine-Saint-Denis).  
    "Bien sûr, on ne se réveille pas un matin avec cette 
révélation, la décision de me présenter aux plus hautes charges 
de la République est le fruit d'une conviction intime et 
profonde, d'un sens de l'Histoire et d'une conscience aiguë des 
temps qui sont les nôtres", a-t-il dit. 
    "Je veux faire entrer la France dans le 21e siècle, je veux 
que mon pays redresse la tête et pour cela retrouver le fil de 
notre histoire millénaire." 
    Avant l'annonce de sa candidature, l'ancien banquier de 38 
ans était au mieux crédité d'environ 14% des suffrages au 
premier tour de la présidentielle. 
     
    "THÉÂTRE D'OMBRES"  
    Emmanuel Macron a opposé la France "outrancière qui insulte 
et qui exclut", une France "fatiguée, qui stagne et qui gère", à 
une France "libre et fière de ce qu'elle est".  
    "La France doit retrouver confiance en elle et bâtir son 
projet, par le travail d'abord qui émancipe", a-t-il fait 
valoir.  
    "Il n'y a pas de fatalité aujourd'hui à ce qu'un jeune qui 
vit dans un quartier difficile, comme celui où nous nous 
trouvons, ne puisse pas trouver d'emploi", a-t-il dit à titre 
d'exemple. "Notre pays se redressera par sa jeunesse."  
    L'ancien conseiller de François Hollande a eu des mots durs 
pour le système politique actuel, dont il a dénoncé "les 
recettes du siècle dernier" et les "règles obsolètes et 
claniques".  
    "J'ai vu de l'intérieur la vacuité de notre système 
politique qui empêche les majorités d'idées au motif qu'elles 
fragilisent les appareils, les partis traditionnels, les 
intérêts acquis", a-t-il lancé.  
    "Qui ne poursuit plus l'intérêt général mais son propre 
intérêt. Qui a transformé la vie des Français en simple décor de 
son propre théâtre d'ombres".  
    Emmanuel Macron, qui se veut hors parti et a refusé de 
participer à la primaire de la gauche prévue en janvier, appelle 
de ses voeux une France qui "vit de son travail" et qui 
"considère les plus faibles".   
    "L'enjeu pour moi n'est pas de rassembler la gauche, il 
n'est pas pour moi aujourd'hui de rassembler la droite. L'enjeu 
est de rassembler les Français", a-t-il déclaré.  
    "Ce combat, c'est celui que nous conduirons ensemble. Cette 
révolution démocratique, je ne pourrai la mener à bien qu'avec 
vous". 
    Installé devant un pupitre posé dans un hangar au milieu de 
voitures, Emmanuel Macron était entouré de militants vêtus de 
sweat-shirts gris portant le slogan de son mouvement En Marche ! 
lancé au printemps dernier.  
    "Emmanuel Macron prouve qu'il fait différemment des autres. 
Il aurait pu annoncer sa candidature dans un salon parisien ou à 
un 20h00. Mais non. Il le fait en Seine-Saint-Denis, dans un 
centre d'apprentissage, au milieu de chômeurs en formation. La 
symbolique est très forte. Il nous prouve qu'il ne fera pas 
comme les autres", a commenté Patrick Toulmé, président du Forum 
des métiers, le centre d'apprentissage qui accueillait sa 
déclaration.  
 
 (Emmanuel Jarry et Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse) 
 
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