FRANCE 2017-Les réformateurs du PS pour une "stabilité politique" avec Macron

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 (Actualisé avec président du groupe PS à l'Assemblée) 
    PARIS, 25 avril (Reuters) - Les réformateurs du Parti 
socialiste, dont le chef de file est l'ancien Premier ministre 
Manuel Valls, sont convenus mardi de "créer les conditions d'une 
stabilité politique derrière Emmanuel Macron" en vue des 
législatives de juin prochain. 
    Les membres de l'aile droite du PS se sont réjouis des 
résultats du premier tour de la présidentielle qui a vu le 
candidat d'En Marche ! virer en tête avec 24,01% des voix, quand 
le candidat de leur parti, membre de l'aile gauche du PS, a 
peiné à dépasser les 6%. 
    Tout au long de la campagne, ce groupe d'une quinzaine 
députés a progressivement pris ses distances avec Benoît Hamon, 
ex-frondeur devenu candidat socialiste.   
    Début mars, ils avaient songé à publier une lettre pour 
soutenir l'ancien ministre de l'Economie, avant de se raviser. 
    Mardi, ils ont déclaré qu'ils renouvelaient "plus que jamais 
leur soutien à Emmanuel Macron".  
    Ils appellent à prendre en compte "les très fortes attentes 
populaires" qui "déterminent les conditions politiques d'une 
future majorité législative", sans pour autant proposer 
ouvertement une alliance à Emmanuel Macron. 
    Cette prise de position intervient au lendemain d'une 
journée où l'ancien Premier ministre, Manuel Valls, et le Parti 
radical de gauche (PRG), allié historique du PS, ont fait part 
de leur envie de gouverner avec le leader d'En Marche !. 
    "Nous devons être prêts à le soutenir, à l'aider, à 
participer à cette majorité", avait déclaré Manuel Valls sur 
France Inter.   
    L'ancien maire d'Evry, dont le divorce avec le PS semble 
consommé, devait s'entretenir dans la soirée avec ses soutiens, 
après un déjeuner avec son cercle rapproché. 
    Le PS a appelé lundi à voter Macron au second tour "sans 
condition, comme nous l'avons fait pour Jacques Chirac contre 
Jean-Marie Le Pen" en 2002 comme l'a expliqué Jean-Christophe 
Cambadélis lundi après un bureau national.   
    Olivier Faure, président du groupe PS de l'Assemblée, a 
critiqué la posture des réformateurs à l'issue de la réunion 
hebdomadaire du groupe. 
    "Tout ce qui se fait doit se faire étape après étape et il y 
a eu des expressions fortes pour condamner toutes celles et tous 
ceux qui jouent à autre chose et qui ne répondent pas au défi au 
moment présent, le seul défi qui nous est posé pour la prochaine 
quinzaine c'est de savoir quel score réalisera le Front 
national", a-t-il déclaré à la presse. 
     
 
 (Cyril Camu, avec Emile Picy, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • remimar3 il y a 10 mois

    Ce n'est pas qu'il cherchent à l'aider mais plutôt à se trouver une bouée de sauvetage pour ne pas être éliminés du paysage politique. Ils ont oublié qu'En Marche n'a pas l'intension de servir de couveuse aux députés socialistes orphelins de leur parti.

  • opelin il y a 10 mois

    A vouloir trop aider M. ils vont le desservir. Par rejet du précédent gouvernement et de son calamiteux bilan l'association avec M. pourrait conduire beaucoup de monde à voter MLP au deuxième tour !!!