France 2017-Le ton monte entre Juppé et Fillon

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    * Fillon accuse Juppé de "tomber bien bas" 
    * Juppé qualifie de "brutal" le programme économique de 
Fillon 
    * Il lui demande de clarifier sa position sur l'avortement 
    * Il l'accuse de soutiens à l'extrême droite 
 
 (Actualisé avec déclarations, meetings) 
    PARIS, 22 novembre (Reuters) - Le ton est monté mardi entre 
les deux prétendants à l'investiture de la droite pour la 
présidentielle, François Fillon accusant Alain Juppé de tomber 
"bien bas" après avoir vu son rival attaquer son programme 
économique et sociétal. 
    Alain Juppé, proche du centre, a lancé de violentes salves 
contre le projet de son adversaire, qu'il taxe de 
"traditionaliste" et auquel il oppose son "modernisme".  
    Après s'être concentré sur son programme économique jugé 
d'une "très grande brutalité sociale", il s'en est pris à ses 
positions sur l'avortement et le mariage homosexuel.  
    Le maire de Bordeaux lui a ainsi demandé sur Europe 1 de 
clarifier sa position sur l'interruption volontaire de grossesse 
(IVG), qualifiée d'"ambiguë".  
    "C'est une polémique inqualifiable et jamais je n'aurais pu 
penser que mon ami Alain Juppé tombe aussi bas", lui a rétorqué 
François Fillon lors d'un déplacement à Viry-Châtillon 
(Essonne).  
    "Que la campagne reprenne sa dignité et qu'on cesse des 
polémiques (...) qui franchement abaissent le niveau", a-t-il 
ajouté. 
    Lors de sa première réunion publique de l'entre-deux-tours, 
mardi soir à Toulouse, Alain Juppé a enfoncé le clou : "Je ne 
renoncerai pas à poser d'autres questions pour clarifier des 
positions qui sont parfois confuses". 
    Le député de Paris a mis cette salve "sur le compte de la 
déception et puis peut-être aussi d'un certain énervement" de 
l'entourage d'Alain Juppé. 
    "Les arguments qu'on m'oppose (...) sont exactement les 
arguments de la gauche. N'en faisons pas trop parce que notre 
objectif ce n'est pas de faire gagner la gauche, c'est de faire 
gagner la droite" en 2017, a-t-il lancé mardi soir sur BFM TV à 
l'adresse du camp adverse. 
     
    "LES CANDIDATS NE SONT PAS EN GUERRE" 
    Lors d'une conférence de presse à son QG de campagne, 
plusieurs représentantes du réseau "Les femmes avec Fillon" ont 
défendu leur champion.  
    "François Fillon est injustement calomnié, caricaturé, 
vilipendé sur cette question de l'avortement. (...) François 
Fillon n'a jamais remis en cause le droit des femmes", a ainsi 
déclaré sa porte-parole Valérie Boyer.  
    François Fillon a déclaré par le passé qu'il ne changerait 
pas la législation sur le droit à l'avortement, même s'il était, 
en tant que croyant, personnellement opposé à cette pratique. 
    L'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy a largement 
devancé Alain Juppé au premier tour de la primaire de la droite 
et reçu plusieurs ralliements de poids, de Nicolas Sarkozy à 
Bruno Le Maire en passant par des centristes de l'UDI. 
    Face à une victoire possible de celui qui a bousculé tous 
les sondages en s'imposant au dernier moment, Alain Juppé a 
lancé l'offensive tous azimuts. Mardi soir, il a accusé son 
adversaire d'engranger des soutiens à l'extrême droite. 
  
    Dès lundi soir, Alain Juppé avait souligné que François 
Fillon, qui souhaite une réécriture de la loi "Taubira" sur le 
volet filiation, sans toutefois remettre en cause l'adoption 
simple par les couples de même sexe, était soutenu par "Sens 
commun", mouvement proche de "La Manif pour tous". 
    "François Fillon appartient à une famille traditionaliste, 
moi je suis plus ouvert au modernisme, je me sens plus proche du 
pape François que de Sens commun ou de La Manif pour tous", 
avait-il dit dès lundi soir. 
    "Je ne suis pas sûr qu'il ait totalement écouté et lu le 
pape François, parce que sur la plupart des sujets sur lesquels 
Alain Juppé semble vouloir me contester, le pape François dit la 
même chose que moi", a répliqué François Fillon sur France 2. 
    "Les candidats sont en compétition, ils ne sont pas en 
guerre", a dit le député de Paris mardi devant des 
parlementaires, appelant au rassemblement en vue de 2017. 
 
 (Sophie Louet avec Chine Labbé, Ingrid Melander, Julie Rimbert 
à Toulouse) 
 
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  • bobded il y a 2 mois

    Faut qu'il arrête de fumer la moquette le gateux cela va le desservir pour le 2ème tour et Fillonva passer au la main

  • franck8 il y a 2 mois

    Fillon candidat de la droite, c'est du pain bénit pour la gauche !