France 2017-Le PS appelle au rassemblement face à Fillon l'"anti-social"

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    * "Rien n'est joué d'avance", rappelle un proche de Hollande 
    * Cambadélis voit en Fillon un "ultra-conservateur" 
    * Il lance en vain un appel à Macron pour la primaire de 
gauche 
 
    PARIS, 21 novembre (Reuters) - Le Parti socialiste a vu 
lundi des raisons d'espérer après la percée inattendue à la 
primaire de la droite de François Fillon, candidat 
"ultra-libéral, ultra anti-social" aux yeux d'une gauche 
dispersée à la recherche d'une stratégie pour 2017. 
    Le parti majoritaire, handicapé par ses divisions et le 
désamour de l'opinion à son égard, voit dans la finale surprise 
entre François Fillon et Alain Juppé la preuve de l'adage cher à 
François Hollande selon lequel en politique, rien ne se passe 
jamais comme prévu.   
    "Les campagnes, ça existe, les élections ne sont pas jouées 
d'avance", a dit à Reuters un ami du chef de l'Etat dont le 
calendrier, inchangé selon ses proches, prévoit une annonce en 
décembre, c'est-à-dire à partir de la semaine prochaine, sur ses 
intentions de briguer ou non un second mandat.  
    Pour le premier secrétaire du Parti socialiste, 
Jean-Christophe Cambadélis, le raz-de-marée Fillon lors de ce 
scrutin auquel ont participé près de quatre millions de Français 
a le mérite de la clarté.  
    "Ultra-conservateur, ultra-libéral, ultra anti-mariage pour 
tous, ultra anti-social. Il coche toutes les cases", a-t-il 
énuméré sur franceinfo. 
    "Le peuple de droite a choisi un candidat clairement à 
droite : c'est simple, c'est clair, net et précis", a renchéri 
un proche de François Hollande.  
    Le PS est toutefois conscient que la droite sera dimanche 
prochain en ordre de bataille et la gauche toujours dans 
l'attente de sa primaire de janvier à laquelle ont refusé de 
participer deux prétendants sérieux : Jean-Luc Mélenchon et 
Emmanuel Macron, qui font cavalier seul.  
    "Les électeurs nous disent 'pour nous la primaire, c'est une 
innovation démocratique que nous soutenons'", a déclaré sur BFM 
TV le député PS Christophe Borgel. "Tous ceux qui disent 
aujourd'hui 'on ne participe pas à une primaire de la gauche' 
doivent y réfléchir à deux fois".  
              
    LA BALLE DANS LE CAMP DE HOLLANDE 
    Invité lundi par Jean-Christophe Cambadélis à rejoindre la 
primaire, Emmanuel Macron a de nouveau décliné l'offre, au 
risque de favoriser un éparpillement des voix redouté au PS, que 
les instituts de sondages voient éliminé du second tour de la 
présidentielle.   
    "On s'adaptera au candidat que la droite choisira dans huit 
jours et la campagne commencera", analyse Corinne Narassiguin, 
porte-parole du PS. "Plus les lignes à droite sont claires mieux 
c'est. Mais la dispersion à gauche sera plus problématique 
encore face à une droite centrée sur son coeur de valeurs".   
    L'incertitude quant à la candidature de François Hollande ne 
saurait à ses yeux durer trop longtemps, une fois clarifié le 
choix des Républicains.  
    "La dynamique de cette primaire fait qu'il vaut mieux que le 
président annonce sa décision à une date très proche du deuxième 
tour plutôt que le dernier jour du dépôt de candidatures pour la 
primaire de la gauche (le 15 décembre-NDLR)", dit-elle.  
    La balle est donc dans le camp de François Hollande, qui a 
analysé les résultats du scrutin dimanche au téléphone avec le 
Premier ministre Manuel Valls, lui-même considéré comme un 
possible recours à gauche si le président renonce.   
    Apparemment insensible aux mauvais sondages et à l'agitation 
dans son propre camp, le président truffe toutefois ses discours 
de messages évoquant le nécessaire rassemblement, sa 
détermination sans faille ou l'importance de préserver le modèle 
social et une fonction publique consistante. 
    Là où les finalistes de la primaire de droite entendent 
supprimer des centaines de milliers de postes - au moins 250.000 
pour Alain Juppé, deux fois plus pour François Fillon - le 
président a défendu la semaine dernière l'idée d'une stabilité 
du nombre de fonctionnaires.   
 
 (Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • odnaz il y a 2 semaines

    Juppé par sa vanité im bécile va saborder la droite républicaine. Il aurait du se retirer hier soir et ne pas obliger 4M d'électeurs à retourner voter sous la pluie dimanche. Il ne manquerait plus que de nombreux socialistes aillent voter pour lui dimanche et bravo la primaire de droite, bravo Juppé.

  • gustav10 il y a 2 semaines

    Les parasites ont peur que la France se soigne enfin contre ce fléau qui dure depuis Mimi. Merci de ne pas effacer, il n'y a aucun propos répréhensible dans ce texte : acceptez l'expression d'opinions divergentes de votre pensée unique.

  • M7093115 il y a 2 semaines

    Les braillards sont de retour.....

  • a.lauver il y a 2 semaines

    avant de faire du social il faudrait peut etre penser à créer de quoi le financer non ? parce qu'aujourd'hui le social il est payé par la dette et donc par une belle ardoise laissée a nos enfants !!