France 2017-Le PRG envisage de passer par la primaire de la gauche

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    * Les instances dirigeantes du PRG convoquées le 14 décembre 
    * Sylvia Pinel créditée de 0% d'intentions de vote 
    * Des radicaux de gauche tenté par l'aventure Macron 
 
 (Avec convocation du Comité directeur du PRG) 
    PARIS, 7 décembre (Reuters) - La présidente du Parti radical 
de gauche, Sylvia Pinel, a convoqué le Comité directeur du PRG 
le 14 décembre pour qu'il se prononce sur un changement de 
stratégie et sa participation à la primaire organisée en janvier 
par le Parti socialiste. 
    Le 26 novembre, une convention nationale du PRG avait voté 
en faveur d'une candidature directe de l'ancienne ministre de 
François Hollande à l'élection présidentielle de 2017, sans 
passer par ce processus de sélection. 
    Mais le renoncement du chef de l'Etat à briguer un deuxième 
mandat a changé la donne et contraint les radicaux de gauche, 
alliés traditionnels du PS, à reconsidérer leur position, 
fait-elle désormais valoir. 
    "François Hollande a (...) lancé un appel au rassemblement 
de la gauche de gouvernement. J'ai entendu cette parole", 
a-t-elle expliqué à Europe 1. "La responsabilité d'un parti est, 
face à un tel bouleversement, de se réinterroger." 
    Sylvia Pinel avait jugé anormal que le chef de l'Etat 
participe à la primaire de la gauche quand il était encore 
question qu'il se présente. En renonçant, François Hollande a 
laissé la voie libre à l'ex-Premier ministre Manuel Valls.  
    "A ce stade, je ne peux pas vous dire quelle sera la 
décision du parti", a déclaré mercredi Sylvia Pinel à LCP. 
    Mais le renoncement à une candidature directe du PRG à la 
présidentielle de 2017 fait d'autant moins de doute que la 
présidente du parti est créditée d'intentions de vote encore 
plus faibles que si François Hollande se présentait. 
    Un sondage de l'institut Ifop publié mardi lui accorde 0% 
d'intentions de vote au premier tour de la présidentielle. 
     
    DES RADICAUX TENTÉS PAR MACRON 
    Ses chances de bien figurer à la primaire de la gauche ne 
sont guère meilleures, à en juger par le score réalisé lors de 
celle du PS en 2011 par Jean-Michel Baylet, qui portait alors 
les couleurs radicales : il avait réuni 0,64% des suffrages. 
    Sylvia Pinel a invité d'autres candidats à s'interroger 
comme elle à l'opportunité d'une candidature directe. 
    "J'aimerais que d'autres (se posent la question). Il y en a 
beaucoup", a-t-elle dit. Elle a cité l'ex-ministre de l'Economie 
Emmanuel Macron, potentiel troisième de homme du premier tour de 
la présidentielle, à ce stade, selon les sondages, ainsi que  
l'écologiste Yannick Jadot. 
    Son ancien adversaire pour la présidence du PRG, Guilhem 
Porcheron, milite pour sa part pour un soutien des radicaux de 
gauche à la candidature d'Emmanuel Macron. 
    "Participer à la primaire de la gauche est une décision 
exclusivement au service du PS", a-t-il déclaré à Reuters. "Nous 
ne pouvons en aucun cas prendre le risque d'avoir à soutenir 
quelqu'un comme Arnaud Montebourg s'il l'emporte." 
    Plusieurs élus du PRG, notamment des députés et des 
sénateurs, ont déjà rejoint "En Marche !", le mouvement de 
l'ancien ministre de l'Economie de François Hollande. 
 
 (Simon Carraud et Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • opelin le mercredi 7 déc 2016 à 17:54

    Et Mme Taubira dans tout ça ???