FRANCE 2017-Le gouvernement répondra à la France qui s'est abstenue-Castaner

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    * L'abstention est "un échec", dit le porte-parole du 
gouvernement 
    * Nous allons "raccrocher la France périphérique", promet 
Griveaux 
    * Pas de députés "godillots", assure LREM 
 
 (Actualisé avec Delevoye sur Europe 1, NKM sur franceinfo) 
    PARIS, 12 juin (Reuters) - L'abstention record qui a marqué 
le premier tour des élections législatives est "un échec" et le 
gouvernement s'attachera à apporter des "réponses au quotidien" 
aux Français qui ont ainsi exprimé leur défiance, a déclaré 
lundi Christophe Castaner. 
    Le parti d'Emmanuel Macron, La République en Marche, 
s'achemine vers la majorité absolue à l'Assemblée nationale 
dimanche prochain mais cette performance historique est 
fragilisée par une abstention de plus de 51%.   
    "C'est un échec de cette élection", a concédé sur France 2 
le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner. 
    "Il faut l'entendre, il faut redonner confiance", a-t-il 
souligné. 
    "J'appelle tous les candidats, quel que soit leur parti 
politique, à se mobiliser pour donner envie, et ensuite c'est 
notre responsabilité gouvernementale, celle du président, celle 
du Premier ministre, de redonner confiance dans l'élection", 
a-t-il ajouté. 
    Christophe Castaner a affirmé que l'exécutif apporterait des 
"réponses au quotidien". 
    Il a assuré que la chambre orange qui se dessine ne serait 
pas une assemblée de "godillots" mais qu'elle contribuerait à la 
"cohérence" des réformes promises par le chef de l'Etat pour ne 
pas retomber dans les affres du mandat de François Hollande, 
entravé par les "frondeurs" socialistes. 
    "Il n'y aura pas d'uniformité, par contre il faut de la 
cohérence, une fois qu'une décision politique est prise, elle 
doit être respectée", a dit Christophe Castaner, précisant que 
les nouveaux venus de LREM, souvent néophytes en politique, 
suivraient un séminaire à la suite des législatives. 
    "Il ne faut pas avoir peur de la discipline, mais ça ne veut 
pas dire que vous êtes godillots", a-t-il déclaré. 
    "On ne veut pas une majorité pour être tranquilles, on veut 
une majorité pour réformer." 
     
    PAS DE GROUPE "GODILLOT" 
    Sur RTL, Benjamin Griveaux, porte-parole de LREM, a estimé 
que "le meilleur moyen pour raccrocher cette France 
périphérique, cette France des oubliés", était de "mettre en 
oeuvre rapidement les éléments sur le marché du travail, la 
réforme du travail, l'assurance-chômage et sur l'éducation." 
    "C'est comme ça qu'on rattrapera cette France", a-t-il jugé. 
    Jean-Paul Delevoye, président de la commission d'investiture 
de LREM pour les élections légistatives, a mis en regard les 
électeurs "qui sont sur la réserve et qui s'interrogent" et eux 
qui ont envoyé "le message d'une extraordinaire mobilisation". 
    "Nous mesurons la responsabilité qui est la nôtre. Nous 
n'oublions pas les 23% du premier tour, les 50% des Français qui 
étaient en colère ou en attente. On n'oublie pas non plus les 
50% de taux de participation, donc des Françaises et des 
Français qui sont sur la réserve et qui s'interrogent", a-t-il 
commenté sur Europe 1. 
    "Mais on a reçu aussi le message d'une extraordinaire 
mobilisation", a-t-il nuancé. 
    Jean-Paul Delevoye a lui aussi promis que le débat 
parlementaire ne serait pas muselé, comme s'en inquiètent Les 
Républicains et la gauche. 
    "Notre souci, c'est d'avoir des débats parlementaires, de 
nous enrichir de nos différences et de faire en sorte que ce ne 
soit pas un groupe godillot mais au contraire un groupe 
d'interpellation", a-t-il dit à propos des futurs élus LREM. 
    "Les ministres seront évalués", a-t-il rappelé. "Chaque 
député viendra apporter sa réalité du terrain." 
    "Nous allons redonner une culture du débat", a-t-il affirmé. 
    Sur franceinfo, la candidate LR Nathalie Kosciusko-Morizet, 
fortement menacée par le candidat LREM dans la 2e 
circonscription de Paris, historiquement acquise à la droite, a 
dit craindre que le débat ne se déplace à l'avenir "dans la 
rue". 
    "C'est un problème, parce que si le débat n'a pas lieu dans 
l'assemblée, il a lieu dans la rue. Parce que ce n'est plus une 
assemblée s'il n'y a pas de débat, c'est une chambre 
d'enregistrement", a-t-elle estimé. 
 
 (Sophie Louet) 
 
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