FRANCE 2017-Le camp Fillon déplore une "manoeuvre" contre son candidat

le , mis à jour à 09:30
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    * François Fillon s'exprimera au 20-Heures de TF1 
    * L'avocat du candidat va prendre contact avec le parquet 
    * Ses proches voient la main d'"officines" 
 
    PARIS, 26 janvier (Reuters) - Le camp de François Fillon a 
lancé la riposte jeudi, au lendemain des révélations sur les 
emplois de son épouse et de l'ouverture d'une enquête qui sont 
selon ses proches autant de signes d'une "manoeuvre politique" à 
l'approche de la présidentielle. 
    Sur le front judiciaire, d'abord : l'avocat du candidat de 
la droite va livrer de premiers éléments à la justice dès ce 
jeudi après-midi afin de prouver que Penelope Fillon a bien 
travaillé au service de son époux, selon le sénateur Bruno 
Retailleau, fidèle de l'ex-Premier ministre. 
    Toujours selon lui, l'avocat devait prendre contact dans la 
matinée avec le Parquet national financier, qui a ouvert le 
dossier Fillon après la parution d'un article du Canard enchaîné 
faisant état de possibles emplois fictifs d'attachée 
parlementaire et de collaboratrice au sein d'une revue.  
    Sur le front médiatique, ensuite: François Fillon sera 
l'invité du journal de 20-Heures de TF1 ce jeudi soir. Les 
membres de son équipe se sont pour leur part succédé ce jeudi 
matin sur les antennes pour s'étonner de voir cette affaire 
surgir dans la campagne à moins de 100 jours du premier tour. 
  
    "La justice (...) s'est saisie avec une rapidité 
époustouflante d'une affaire qui tombe à pic en pleine campagne 
présidentielle", a déclaré sur RTL Valérie Pécresse, qui a 
également parlé d'une "manoeuvre politique". 
    "Personne n'est dupe. On sait bien qui a intérêt à ce que 
ces faits soient révélés", a ajouté la présidente du conseil 
régional d'Île-de-France, sans autre précision sur la nature de 
ses soupçons. 
    "Créer ces polémiques à 90 jours de l'élection, c'est juste 
essayer de voler les Français du choix qui va être le leur", a 
renchéri sur LCI Thierry Solère, porte-parole de François 
Fillon. 
     
    "OFFICINES" 
    Cette affaire tombe d'autant plus mal pour François Fillon 
que celui-ci a fait campagne ces derniers mois en peaufinant son 
image de droiture et de probité, par opposition à celle de 
Nicolas Sarkozy, son adversaire de la primaire de novembre. 
    Bruno Retailleau, coordinateur de la campagne, voit dans 
cette affaire la main d'"officines", qui auraient transmis des 
informations au Canard enchaîné.  
    "Avoir un certain nombre de fiches de paie etc., ça relève 
évidemment d'officines qui sont très, très informées, qui sont 
actives et qui ont un certain nombre d'accès à des informations 
encore une fois particulières", a estimé le sénateur sur Europe 
1, là encore sans en dire plus. 
    Selon lui, Penelope Fillon jouait un rôle de conseillère et 
de "petite main" auprès de son mari.  
    François Fillon avait réagi dès mercredi en déplorant la 
"misogynie" de l'hebdomadaire satirique puis, une fois l'enquête 
ouverte, en dénonçant une "campagne de calomnie" et des 
"accusations dénuées de tout fondement". 
    Dans un communiqué, le vainqueur de la primaire de la droite 
avait également parlé d'une "décision particulièrement rapide" à 
propos de la procédure lancée par le Parquet national financier. 
    Selon le Canard enchaîné, Penelope Fillon, qui a toujours 
revendiqué distance et discrétion dans la carrière politique de 
son mari, a été rémunérée huit ans comme attachée parlementaire 
par François Fillon puis son suppléant à l'Assemblée nationale, 
et pendant vingt mois par La Revue des deux mondes. 
    L'hebdomadaire satirique, paru mercredi, dit n'avoir guère 
trouvé trace de ses activités qui lui auraient rapporté plus de 
500.000 euros bruts. 
    L'enquête a été confiée à l'Office central de lutte contre 
les infractions financières et fiscales (OCLCIFF). 
 
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REACTIONS à l'affaire Penelope Fillon      
L'impact des révélations sur Penelope Fillon a priori réduit, 
mais des répliques sont possibles, jugent des analystes    
  
Hamon et Valls pour interdire l'emploi d'un parent au Parlement  
    
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 (Simon Carraud, édité par Henri-Pierre André) 
 
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  • M8252219 le jeudi 26 jan 2017 à 10:17

    La magistrature ultra rapide !!!! grâce aux maçons du mur "dès qu'on" n'a pas le même opinion politique .