FRANCE 2017-Le bulletin Macron "ne sent pas mauvais", dit Delanoë à Aubry

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    PARIS, 28 avril (Reuters) - Bertrand Delanoë a invité 
vendredi Martine Aubry, qui appelle à faire barrage au Front 
national sans se prononcer explicitement pour Emmanuel Macron, à 
prendre le 7 mai un bulletin Macron, qui "ne sent pas pas 
mauvais", pour éviter "la peste brune". 
    L'ancien maire socialiste de Paris en a également appelé sur 
RTL au "sens de l'Histoire" de Jean-Luc Mélenchon, qui 
s'abstient de dévoiler son choix pour le 7 mai, afin de faire 
battre Marine Le Pen au second tour de la présidentielle. 
    Martine Aubry, maire socialiste de Lille qui a soutenu 
Benoît Hamon, a réagi dimanche soir sur Twitter par ces mots à 
la perspective d'un duel Macron-Le Pen: "Comme en 2002, tous les 
républicains doivent faire barrage au Front national". En 2002, 
elle avait clairement indiqué qu'elle voterait Jacques Chirac 
face à Jean-Marie Le Pen. 
    La maire de Lille n'a jamais caché son antipathie pour 
Emmanuel Macron. "Macron, comment vous dire? Ras-le-bol", 
avait-elle dit en septembre 2015 à propos de l'ancien banquier. 
    "Je dis à Martine Aubry, ce bulletin Macron, il ne sent pas 
mauvais, il faut le prendre pour battre Mme Le Pen", a déclaré 
Bertrand Delanoë. 
    "Dans les années 30 en Allemagne, l'extrême gauche n'a pas 
voulu choisir entre les sociaux-démocrates et les nazis. Hitler 
a été élu par le suffrage universel", a-t-il ajouté. 
    "Je ne culpabilise personne, j'appelle à la responsabilité, 
à la conscience et aussi à la générosité : à un moment donné, il 
faut être pour la France avant d'être pour ses vieilles 
rancoeurs", a-t-il souligné. 
    De même, a-t-il poursuivi, "Jean-Luc Mélenchon a de la 
culture et le sens de l'Histoire, et il l'aime la France." 
    "Parce qu'il aime la France et parce qu'il sait, lui, il 
doit voter Macron, quitte après à combattre son programme 
économique s'il n'est pas d'accord", a estimé Bertrand Delanoë. 
    "Nous avons neuf jours pour réfléchir (...), neuf jours pour 
nous dire 'est-ce qu'il n'y aurait pas une faute morale grave à 
faciliter l'accession de Mme Le Pen au pouvoir?'" 
    "Mme Le Pen, ce n'est même pas (Donald) Trump. Trump, il est 
porté par un parti qui respecte les institutions des Etats-Unis 
et il a des contre-pouvoirs. Mme Le Pen, c'est un parti 
d'extrême droite avec une idéologie d'extrême droite et des 
méthodes d'extrême droite. Je ne veux pas pour mon pays la 
violence qui appelle la violence", a plaidé l'ancien maire de 
Paris. 
 
 (Sophie Louet, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • M6445098 il y a 5 mois

    Le bulletin Macron "ne sent pas mauvais", dit Delanoë à Aubry. sauf si on se troche avec!