France 2017-Lagarde (UDI) engage des discussions avec Fillon

le , mis à jour à 17:10
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    * Fillon a reçu Lagarde pendant plus d'une heure 
    * L'UDI veut bâtir un projet commun avec LR 
    * Deux rivaux de Lagarde tentent de le prendre de vitesse 
 
    par Emmanuel Jarry 
    PARIS, 30 novembre (Reuters) - Le président de l'Union des 
démocrates indépendants (UDI), Jean-Christophe Lagarde, a entamé 
mercredi des discussions avec le candidat de la droite à 
l'élection présidentielle, François Fillon, pour tenter de 
trouver un terrain d'entente. 
    Mais deux composantes du parti centriste dirigées par des 
rivaux de Jean-Christophe Lagarde, Hervé Morin (Nouveau Centre) 
et Maurice Leroy (Les Bâtisseurs de l'UDI), lui disputent le 
statut de principal allié du dirigeant des Républicains (LR).  
    François Fillon, plébiscité dimanche au second tour de la 
primaire de la droite malgré un programme jugé "radical", a reçu 
Jean-Christophe Lagarde pendant un peu plus d'une heure. 
    Le bureau exécutif de l'UDI a donné mardi à ce dernier 
mandat de chercher un accord sur "un projet législatif et de 
gouvernance commun".   
    "François Fillon m'a réitéré son souhait de pouvoir 
rassembler le centre derrière sa candidature", a déclaré 
Jean-Christophe Lagarde à Reuters. "Je lui ai indiqué qu'il 
fallait qu'on prévoie une méthode de travail pour pouvoir 
regarder le projet, le préciser, l'amplifier sur certains 
sujets." 
    Il a cité l'Europe, l'emploi, la réforme des retraites, la 
protection sociale et l'environnement, ainsi que la réforme des 
retraites, pour lequel l'UDI voudrait notamment introduire 
l'idée d'une mise en place progressive d'un système par points. 
    "Nous ne demandons pas aux Républicains de se renier et 
François Fillon ne nous le demande pas non plus", a souligné 
Jean-Christophe Lagarde, selon qui des divergences pourront 
subsister même en cas d'accord. 
    Selon le dirigeant centriste, la suppression de 500.000 
postes de fonctionnaires en cinq ans, un des points les plus 
controversés du projet de François Fillon, n'a pas été abordée. 
    "Mais il faudra là aussi regarder comment, en pratique, il 
considère que cela pourrait se faire", a-t-il dit. "On ne voit 
pas comment le réaliser (...) Et en même temps il y a des 
domaines (...) où on a besoin d'accroître notre effort." 
     
    MORIN ET LEROY VEULENT UN CONGRÈS 
    Des représentants des deux partis discuteront ces deux 
prochaines semaines des thèmes mis sur la table. Une délégation 
politique de l'UDI rencontrera ensuite François Fillon pour 
faire le point. Selon Jean-Christophe Lagarde, cependant, aucune 
date buttoir n'a été fixée. 
    Il a assuré que la question des investitures pour les 
législatives de juin 2017 et celle des postes qui pourraient 
être confiés à l'UDI au gouvernement en cas de victoire de 
François Fillon en mai n'avaient pas été abordées. 
    Celle des investitures sera "évidemment" discutée à un 
moment donné. "Mais nous sommes convenus que nous traiterons 
cela ultérieurement", a dit le président de l'UDI. "La question 
est d'abord de savoir comment on gagne la présidentielle." 
    Quant à la répartition des portefeuilles, "cela viendra dans 
le cadre des discussions sur les équilibres au sein d'une 
majorité mais il ne peut pas y avoir d'équilibre pour les postes 
s'il n'y a pas d'équilibre sur les idées", a-t-il ajouté. 
    Jean-Christophe Lagarde assure que les défections de 
militants et de cadres de l'UDI vers le mouvement "En Marche !" 
d'Emmanuel Macron, sont "extrêmement marginales". 
    Le bureau exécutif de l'UDI a suspendu mardi de leurs 
fonctions les responsables de sa composante jeunes, qui ont 
annoncé leur ralliement à l'ex-ministre de l'Economie après la 
victoire de François Fillon à la primaire.   
    Le Nouveau centre et les "Bâtisseurs de l'UDI", qui avaient 
en revanche apporté leur soutien à François Fillon dès 
l'entre-deux-tours de la primaire de la droite, tentent pour 
leur part de prendre Jean-Christophe Lagarde de vitesse. 
    Hervé Morin et Maurice Leroy ont annoncé mardi leur 
intention de réunir un congrès extraordinaire pour créer une 
nouvelle force politique et "rebâtir un centre fort, audible et 
uni" derrière le candidat de la droite. 
    "On n'a pas vocation à rentrer dans un gouvernement pour en 
sortir deux ans plus tard pour des raisons de stratégie 
politique", a déclaré Hervé Morin sur LCI. 
 
     
 
 (avec Sophie Louet, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • jplata il y a 2 jours

    Tiens, lui aussi va à la soupe!... Pas un pet de dignité, des girouettes.