France 2017-La primaire de droite, un "beau défi lancé à la gauche"-Valls

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    PARIS, 21 novembre (Reuters) - Le succès de la primaire de 
la droite pour l'élection présidentielle, qui a mobilisé 
dimanche plus de quatre millions de Français, est un "beau défi" 
lancé à la gauche pour son scrutin interne de fin janvier, a 
estimé lundi Manuel Valls.  
    Au lendemain du vote qui a donné une large avance à l'ancien 
Premier ministre François Fillon, qualifié pour le second tour 
avec Alain Juppé, le chef du gouvernement a mis en garde contre 
les "solutions ultralibérales" proposées par l'opposition.  
    L'affluence constatée dimanche "montre qu'il y a une volonté 
de participation chez nos compatriotes. Ils veulent faire 
entendre leur voix", a déclaré Manuel Valls dans un discours à 
Alfortville (Val-de-Marne), en banlieue parisienne.  
    "Ils veulent être acteurs, bien sûr, de l'élection 
présidentielle. C'est logique, c'est le moment majeur de notre 
démocratie", a ajouté le Premier ministre, pour qui preuve est 
désormais faite de l'utilité des primaires. 
    La gauche, qui avait organisé un scrutin interne en 2011, a 
prévu de réitérer l'expérience les 22 et 29 janvier prochains.   
  
    "C'est aussi un beau défi qui est lancé à la gauche", a dit 
Manuel Valls. "La primaire qu'elle organisera dans quelques 
semaines doit être de la même qualité, avec la même exigence 
démocratique, elle doit être à la hauteur du moment démocratique 
dans lequel nous entrons." 
    Les anciens ministres Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron 
sont entrés dans la course à l'Elysée sans passer par la case 
primaire, faisant craindre au PS un éparpillement fatal à la 
gauche l'an prochain.  
     
    "UN MOMENT QUI DONNE DE L'ELAN" 
    Aux yeux de Manuel Valls, la primaire doit être "un moment 
qui donne un élan, de l'espoir, pas un moment où, résignés, nous 
constatons la fatalité des choses".  
    "Je ne me résigne pas à voir l'extrême droite présente au 
second tour de l'élection présidentielle", a-t-il dit.  
    "C'est le combat d'une vie, c'est le combat de beaucoup 
d'entre vous, c'est le combat de ma vie parce que je sais ce que 
le populisme, l'extrême droite, représenteraient pour les 
petites gens, pour les gens modestes, pour les ouvriers, pour 
les employés, pour les personnes âgées, pour la jeunesse de 
notre pays et pour la France, qui sortirait de l'Histoire".  
    Manuel Valls s'en est pris aux programmes des candidats de 
droite, qui prévoient notamment la suppression de centaines de 
milliers de postes de fonctionnaires - au moins 250.000 pour 
Alain Juppé, 500.000 pour François Fillon. 
    "La France n'a pas besoin de solutions ultralibérales et 
conservatrices. Au contraire, elle a besoin d'investir dans 
l'éducation, dans la formation", a-t-il estimé. "Elle a besoin 
de tous ses fonctionnaires", a-t-il ajouté.  
    Manuel Valls se pose en recours pour la gauche au cas où 
François Hollande renoncerait à briguer un second mandat, ce que 
le président devrait annoncer début décembre.  
 
 (Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • 2445joye il y a 2 semaines

    L'autocritique ne fait décidément pas partie des valeurs de gauche.

  • M898407 il y a 2 semaines

    Valls ne sait plus où il est. Entre un président en déroute et l'élection à venir en 2017, il essaie de se faire remarquer en multipliant des déclarations totalement décousues qui partent dans tous les sens !

  • frk987 il y a 2 semaines

    Manolo, tu files en Catalogne et tu arrêtes de nous emm.. comme disait Pompidou !!!!!!