France 2017-La gauche peut mourir, prévient Manuel Valls-presse

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    PARIS, 27 novembre (Reuters) - Manuel Valls appelle une 
nouvelle fois la gauche à dépasser ses divisions intestines pour 
éviter une élimination dès le premier tour de la présidentielle 
de 2017, voire une disparition pure et simple, dans une 
interview à paraître dans le Journal du Dimanche. 
    "Nous pouvons être pulvérisés au soir du premier tour", 
rappelle le Premier ministre en ajoutant que "la gauche peut 
mourir", dans cet entretien publié le jour du second tour de la 
primaire de la droite qui voit s'affronter François Fillon et 
Alain Juppé.     
    Alors qu'"une France plus dure, plus injuste" se prépare 
"quel que soit le candidat" que désignera la droite, Manuel 
Valls refuse de laisser à l'extrême droite le monopole de 
l'opposition à son programme.  
    "Je demande à tous les progressistes, à la gauche réformiste 
et à toute la gauche, de se ressaisir", ajoute-t-il en précisant 
que "la gauche doit se réconcilier avec elle-même pour pouvoir 
se réconcilier avec les Français".   
    Ce nouveau message de main tendue du Premier ministre "à 
tous les électeurs de la gauche" est notamment adressé à son 
ancien ministre de l'Economie Emmanuel Macron, qui a décidé de 
se lancer dans la course à l'Elysée sans passer par la case 
primaire mais aussi "à tous les responsables de la gauche" et "à 
ceux qui ont participé au gouvernement de la France depuis 2012 
mais aussi avant, avec Lionel Jospin". 
    Les propos du Premier ministre sont publiés au lendemain de 
l'annonce d'une candidature directe à la présidentielle de 
Sylvia Pinel, la présidente du Parti radical de gauche, 
partenaire du PS depuis le début du quinquennat de François 
Hollande.   
    Quant au Parti communiste français, qui avait participé à la 
"majorité plurielle" incarnée par le gouvernement Jospin, il a 
choisi samedi de soutenir la candidature de l'ex-socialiste 
Jean-Luc Mélenchon.   
    Le Premier ministre, qui semble se préparer de plus en plus 
à constituer un recours au cas où François Hollande, très bas 
dans les sondages d'opinion, renoncerait à briguer un nouveau 
mandat, déclare une nouvelle fois être prêt au face-à-face 
contre la droite. "Je m'y prépare, j'y suis prêt", indique-t-il 
dans les colonnes du journal dominical.  
    Les dernières semaines ont été marquées par une 
multiplication des tensions larvées entre le chef de l'Etat, qui 
devrait dissiper le mystère sur ses intentions pour 2017 dans 
les tout prochains jours, et le Premier ministre, qui a pris ses 
distances depuis la publication du livre controversé de 
confidences "Un président ne devrait pas dire ça...". 
    Manuel Valls, qui assure une nouvelle fois de ses "rapports 
de respect, d'amitié, et de loyauté" mais aussi de "franchise" 
avec François Hollande relève que sa responsabilité est de 
"tenir compte de ce climat" changé depuis la parution de 
l'ouvrage qui a plongé la gauche dans "un profond désarroi".     
    "Je n'oublie pas que le Président a été élu par les Français 
en 2012. Mais toute candidature doit intégrer le rapport avec 
les Français, avec la gauche, avec notre famille politique."  
 
 (Myriam Rivet, édité par Julie Carriat) 
 
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  • delapor4 il y a 7 mois

    Si on peut donner un coup de pouce...

  • oban07 il y a 7 mois

    si toutefois elle en a une !...

  • oban07 il y a 7 mois

    paix a son âme

  • M999141 il y a 7 mois

    La cause en est votre politique fiscale qui n'a rien amené, sauf de la misère

  • nayara10 il y a 7 mois

    Mais avant ,il faut finir de vider les poches des français ....