France 2017-La candidature de Macron tétanise la gauche

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    * Le patron des députés PS redoute la disparition de la 
gauche 
    * La droite divisée sur l'interprétation de la candidature 
Macron 
 
    PARIS, 17 novembre (Reuters) - La candidature d'Emmanuel 
Macron à l'élection présidentielle de 2017 tétanise la gauche 
socialiste, qui redoute l'implosion et la dispersion si elle est 
éliminée dès le premier tour, ce que les sondages prédisent 
aujourd'hui systématiquement. 
    Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, 
Bruno Le Roux, a reproché sur Radio Classique à l'ex-ministre de 
l'Economie de François Hollande son refus de se soumettre à la 
primaire organisée par le PS en janvier prochain. 
    "Macron nous condamne à disparaître s'il ne passe pas par 
les primaires", a-t-il déclaré. "Dans une gauche progressiste, 
il ne peut pas y avoir deux ou trois candidats, il faut qu'il 
n'y en ait qu'un." 
    Le secrétaire d'Etat chargé des relations avec le Parlement, 
Jean-Marie Le Guen, interrogé par RTL, a pour sa part jugé 
"ambiguë" et improductive la candidature officialisée mercredi 
par Emmanuel Macron. (  et  ) 
    "Je crois que sa candidature est celle d'un moment, celle 
d'une illusion qui est qu'on peut faire le dépassement de la 
gauche et de la droite", a déclaré ce proche du Premier 
ministre, Manuel Valls. 
    "Macron c'est un peu (...) 'tout le monde il est beau tout 
le monde il est gentil' (...) Je crois que ça ne correspond en 
rien à la situation de notre pays, même s'il apporte des idées 
(...) et si sa posture a quelque chose d'un petit peu 
rafraîchissant par ailleurs", a-t-il ajouté. 
    Jean-Marie Le Guen a estimé qu'en refusant de passer par les 
primaires, Emmanuel Macron poursuivait une "aventure 
individuelle" et "sans issue". 
     
    DROITE DIVISÉE SUR L'INTERPRÉTATION 
    A droite, l'ancien ministre Les Républicains (LR) Bruno Le 
Maire, candidat à la primaire de la droite en passe de perdre 
son pari d'incarner le renouvellement, préfère pour sa part voir 
dans la candidature d'Emmanuel Macron un symptôme des 
changements en cours dans le paysage politique français. 
    "Ça fait des mois qu'on pense que c'est François Hollande 
qui va être l'adversaire. Donc on est tous les mains dans les 
poches en se disant 'pas de problème, celui qui gagne le 27 (au 
second tour de la primaire à droite) gagne en mai prochain", 
a-t-il déclaré à France Info. 
    "Mais le paysage est en train de changer complètement pour 
une raison, c'est que partout ailleurs on renouvelle", a-t-il 
ajouté. "On renouvelle à gauche avec la candidature d'Emmanuel 
Macron, on renouvelle chez les Verts (...) qui ont éliminé 
Cécile Duflot et mis Yannick Jadot à la place, on renouvelle au 
Front national parce que, quoi qu'on en pense, Marine Le Pen, 
n'ayant jamais exercé le pouvoir, incarne ce renouvellement." 
    Et d'estimer que LR serait le seul parti en France qui ne 
"renouvellerait pas les têtes, les idées, les propositions 
politiques". 
    Selon les sondages, les favoris de la primaire à droite sont 
les anciens Premiers ministres Alain Juppé et François Fillon et 
l'ex-chef de l'Etat Nicolas Sarkozy. 
    "Nous prenons un risque, si nous n'entendons pas la volonté 
de renouvellement farouche des Français, qui veulent qu'on passe 
à autre chose", a conclu Bruno Le Maire. 
    L'ancien ministre LR François Baroin, proche de Nicolas 
Sarkozy, rejette au contraire l'idée qu'Emmanuel Macron, "un 
enfant de la Hollandie", puisse incarner le renouveau. 
    "Il portera la responsabilité de l'éclatement de la gauche", 
a-t-il prédit sur Europe 1. 
 
 (Emmanuel Jarry, avec Myriam Rivet, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • GEPAPI il y a 2 mois

    La Gauche , ou plutôt feue la Gauche, n'a pas eu besoin de MACRON pour éclater. HOLLANDE et SARKOSY se verraient bien en reprendre une couche ! Dans quel monde vivent-ils pour , après leurs échecs respectifs, penser être réélus. Pitoyables.