France 2017-L'écart se réduit encore pour la primaire à droite

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 (Avec précisions, contexte) 
    PARIS, 15 novembre (Reuters) - Les écarts se sont encore 
réduits entre les trois principaux rivaux de la primaire à 
droite pour l'élection présidentielle de 2017, selon un sondage 
Ifop pour Paris Match, iTELE et Sud-Radio qui donne Alain Juppé 
toujours en tête mais talonné par Nicolas Sarkozy et montre un 
François Fillon en pleine ascension. 
    Selon ce sondage effectué entre le 31 octobre et le 14 
novembre auprès de 647 personnes certaines de participer à cette 
primaire, le maire de Bordeaux recueille 33% des intentions de 
votes au premier tour, dimanche prochain, soit quatre points de 
moins qu'il y a deux semaines. L'ancien chef de l'Etat recueille 
pour sa part 30% des intentions de vote (-1 point). 
    Son ex-Premier ministre, qui était parti de 9% des 
intentions de vote il y a un an et stagnait ces derniers mois 
autour de 11-12%, fait en revanche une percée à 20%, tandis que 
l'ancien ministre Bruno Le Maire s'effondre, à 8%. 
    Pour le second tour, prévu le 27 novembre, l'écart se creuse 
en revanche de nouveau entre les deux favoris du moment : Alain 
Juppé recueille 59% (+2 points) des intentions de vote et 
Nicolas Sarkozy 41% (-2).  
    Selon le même sondage, 9% des personnes inscrites sur les 
listes électorales se disent certaines de participer à cette 
primaire de droite. 
    Lors d'un meeting qui a réuni lundi soir 6.000 personnes à 
Paris, le maire de Bordeaux a exhorté ses partisans à organiser 
la "mobilisation générale" sur laquelle il mise pour virer en 
tête dimanche et l'emporter une semaine plus tard.   
    Nicolas Sarkozy a joué mardi l'indifférence à l'égard des 
sondages en se référant au référendum britannique sur la sortie 
du Royaume-Uni de l'Union européenne et à l'élection surprise de 
Donald Trump à la présidence des Etats-Unis. 
    "Avec ce qu'il s'est passé aux Etats-Unis et en 
Grande-Bretagne, je crois que le mieux pour nous (...) c'est de 
n'en tenir aucun compte", a-t-il déclaré sur RTL. 
    François Fillon espère bousculer le scénario annoncé d'un 
duel entre Alain Juppé et l'ancien président mais ses proches 
craignent qu'un "vote de dépit" anti-Sarkozy ou anti-François 
Bayrou (président du MoDem et soutien du maire de Bordeaux) ne 
lui fasse barrage.   
    Pour l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, soutien 
du maire de Bordeaux, François Fillon est "dans un piège" car 
"il est très difficile d'attaquer le président qu'on a servi".  
    "François Fillon ne battra pas Nicolas Sarkozy", a-t-il 
pronostiqué sur Europe 1. "Je pense que le match restera entre 
Alain Juppé et Nicolas Sarkozy." 
    Le troisième et dernier débat entre les sept candidats à la 
primaire de droite a lieu jeudi soir sur France 2 et Europe 1. 
 
 (Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • frk987 il y a 10 mois

    Les primaires n'auraient de sens que si c'était inscrit dans la constitution, que tous les bureaux de votes normaux soient ouverts, et que voter pour les primaires de droite interdit de voter pour les primaires de gauche et vice-versa.Donc faire un pseudo sondage pour des gens qui ne savent même pas où aller voter dimanche est une ânerie sans nom.