France 2017-Juppé veut "faire lever une espérance"

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    PARIS, 28 août (Reuters) - Alain Juppé, favori des sondages 
dans la course à l'investiture de droite pour l'élection 
présidentielle de 2017, a déclaré dimanche vouloir "faire lever 
une espérance" et peaufiné une image qu'il souhaite en 
contrepoint de celle de son principal rival, Nicolas Sarkozy. 
    Invité du Grand Rendez-vous Europe 1-iTELE-Les Echos au 
lendemain de son meeting de rentrée à Chatou, près de Paris 
 , le maire de Bordeaux a refusé de parlé de 
l'ex-chef de l'Etat, préférant se concentrer sur son programme. 
    Il ne s'en est pas moins attaché une nouvelle fois à 
défendre son objectif d'"identité heureuse", brocardé par 
Nicolas Sarkozy et ses partisans. 
    "Je ne sous-estime pas le degré de souffrance de ce pays. La 
France est en souffrance économique, en souffrance sociale, en 
souffrance morale, en souffrance politique", a-t-il déclaré. 
    "Mais moi je ne vais pas lui dire que ça sera plus dur 
demain, je ne vais pas lui dire 'je vous propose d'aller vers 
quelque chose où vous serez plus malheureux'", a-t-il poursuivi. 
"Je veux faire lever une espérance et c'est ça que j'entends par 
identité heureuse, et je vais enfoncer le clou." 
    Dans une autre allusion à l'ancien chef de l'Etat, dont il a 
été ministre, Alain Juppé a aussi fait valoir que l'"autorité 
(n'était) pas l'agitation" et défendu le principe d'une 
"modération" qui n'est pas pour autant "le compromis". 
    "La modération, ce n'est pas facile. C'est extrêmement 
difficile de garder son sang froid, de garder son équilibre et 
de proposer des solutions équilibrées", a-t-il insisté.   
    "C'est extrêmement facile de se précipiter aux extrêmes, et 
c'est ce qu'il se passe aujourd'hui", a-t-il ajouté. "La société 
française est sous tension ; eh bien ce dont elle a besoin c'est 
d'un homme qui la rassure et qui la rassemble, non pas sur des 
propositions de compromis, la modération ce n'est pas le 
compromis, mais sur des positions d'harmonie, d'équilibre." 
    Selon un sondage réalisé par Odoxa pour Le Parisien et BFM 
TV en partie après l'officialisation de la candidature de 
Nicolas Sarkozy lundi dernier, Alain Juppé rallie 38% des 
intentions de vote pour le premier tour de la primaire de la 
droite et du centre prévue en novembre.  
    Il devance de 14 points l'ancien chef de l'Etat (24%). Un 
écart encore plus large (32%) pour le second tour, avec 63% 
d'intentions de vote pour le maire de Bordeaux contre seulement 
37% pour Nicolas Sarkozy. 
 
 (Emmanuel Jarry) 
 
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