France 2017-Hollande critique le "récit national" voulu par Fillon

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    PARIS, 25 novembre (Reuters) - François Hollande a critiqué 
vendredi la volonté de François Fillon, favori de la primaire de 
la droite et du centre en vue de l'élection présidentielle de 
2017, d'imposer un "récit national" dans l'enseignement de 
l'histoire de France à l'école. 
    Lors d'un colloque sur la République, le chef de l'Etat a en 
outre jugé que l'usage du référendum, que François Fillon 
prévoit après l'été s'il est élu président au printemps, devait 
se faire avec "prudence" et "retenue". 
    Plusieurs proches de François Hollande ont dit ces derniers 
jours ne pas douter qu'il serait candidat à l'élection 
présidentielle. Il a lui-même déclaré qu'il annoncerait sa 
décision début décembre.   
    Selon certains de ses proches, une victoire de François 
Fillon au second tour de la primaire dimanche serait favorable à 
François Hollande car il aurait ainsi à affronter une droite 
plus dure qu'en cas de victoire d'Alain Juppé. 
    L'examen de la notion de République et de ses valeurs est 
important, a dit François Hollande à l'Ecole normale supérieure 
(ENS) à Paris, "non pas pour écrire une histoire officielle, un 
récit national, un roman - j'ai vu que ça pouvait saisir 
certains - mais pour en faire la possession exclusive de la 
nation et pas de telle ou telle famille politique". 
    "Nous avons besoin d'un débat serein, sans malentendu, y 
compris pour réfléchir sur les nécessaires évolutions", a-t-il 
ajouté. 
    Dans une autre allusion à son possible adversaire à la 
présidentielle, François Hollande a épinglé le recours aux 
référendums. 
    "On ne sait jamais si la question est bonne mais souvent la 
réponse ne l'est pas", a-t-il dit.  
    La volonté de François Fillon de modifier l'enseignement de 
l'histoire de France à l'école primaire autour de l'idée d'un 
"récit national" a été critiquée lors du débat télévisé d'entre 
deux tours jeudi soir par Alain Juppé.  
    Le maire de Bordeaux, "outsider" malgré lui, a souligné que 
l'histoire n'était ni un roman ni un récit mais une science 
humaine. 
 
 (Jean-Baptiste Vey, édité par Marine Pennetier) 
 
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  • Aston54 il y a une semaine

    Quand vous entendez Valls dire que le ramadan est une tradition en France... vous comprenez bien que les So.ces n'en ont rien à faire de l'histoire de France!!!!

  • bordo il y a une semaine

    Evidemment, cela gène les petits marquis qui se veulent porteurs de la Vérité, alors qu'ils ne sont que de tristes sires pourfendeurs de l'identité nationale, entre repentance et communautarisme. Ces idiots utiles sont toujours utiles. Mais ils sont toujours des idiots.

  • dhote il y a une semaine

    M4081121 je suis du même avis et je commence a en parler autour de moi.

  • M4081121 il y a une semaine

    Je me ferais un plaisir de voter à la primaire de la gauche pour éliminer ce triste individu.

  • bernm il y a une semaine

    Juppe et Fillon sont plutot d'accord sur le sujet.L'histoire de France est unique, base sur les faits, et pas un instrument de propagande d'un certain parti...

  • rodde12 il y a une semaine

    Il est certain que la version historique de l'éducation nationale est plus qu'orientée. LISENKO était dans la droite ligne du marxisme. Quand on change même le sens des mots et qu'on interdit certaines façons de penser, on peut s'attendre à tout.