FRANCE 2017-Fillon sous l'influence "des puissances d'argent", dit Bayrou

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    PARIS, 8 février (Reuters) - Le président du MoDem François 
Bayrou a accusé mercredi François Fillon d'être sous l'influence 
"des puissances d'argent", ciblant les activités de conseil de 
l'ancien Premier ministre qui soulèvent depuis plusieurs 
semaines des interrogations. 
    Le leader centriste, qui laisse toujours planer le doute sur 
ses intentions en vue de la présidentielle, a assuré une 
nouvelle fois qu'il "n'hésiterait pas à prendre  ses  
responsabilités" compte tenu de la menace qui plane, selon lui, 
sur la démocratie. 
    "Jamais dans l'histoire de la République un candidat aux 
plus hautes fonctions, à la présidence de la République, n'a 
jamais été ainsi sous l'influence des puissances d'argent", 
a-t-il dit de François Fillon sur France 2.  
    "De très grandes sociétés multinationales se payent des 
hommes politiques, donnent de l'argent à des hommes politiques 
pour qu'ils les aident à ouvrir des portes, à se servir de leurs 
relations pour leurs intérêts", a-t-il ajouté.    
    "La responsabilité politique est une responsabilité qui 
normalement doit être mise à l'abri des intérêts". 
    Créée en 2012, la société 2F Conseil de François Fillon a 
été révélée aux yeux du grand public fin novembre lorsque le 
Canard Enchaîné a affirmé qu'elle avait rapporté à François 
Fillon plus de 600.000 euros de salaire net en trois ans, entre 
2012 et 2015. 
    Mediapart et Le Monde ont pointé la semaine dernière un 
possible conflit d'intérêt avec le groupe Ricol Lasteyrie 
 . Mercredi, BFM Business indique que la compagnie 
d'assurance Axa aurait versé à la société de conseil 200.000 
euros entre 2012 et 2014  .  
    Lors de sa conférence de presse, lundi, François Fillon, qui 
doit également composer avec des soupçons d'emplois fictifs dont 
auraient bénéficié sa femme et ses enfants, a déclaré avoir 
exercé son activité de conseil "en toute légalité".  
    "Il faut qu'on mesure ce qui se passe dans notre pays 
aujourd'hui, j'ai l'impression que certains responsables 
politiques ne le mesurent pas", a dit François Bayrou, évoquant 
un "sentiment d'exaspération, d'écoeurement et de trahison".     
    "Je vois venir des choses qui sont tellement lourdes que je 
prendrai mes responsabilités", a ajouté le maire de Pau. "J'ai 
souhaité des rassemblements. Ce que je vois aujourd'hui est une 
menace telle sur la démocratie que je n'hésiterai pas à prendre 
mes responsabilités. Je ne laisserai pas faire ce qui est e 
train de se faire".            
 
 (Marine Pennetier, édité par Yann Le Guernigou) 
 
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