France 2017-Fillon place sa campagne sous le signe de la ruralité

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    PARIS, 1er décembre (Reuters) - François Fillon, occupé 
pendant plusieurs jours par des jeux d'appareil, a choisi la 
Sarthe rurale, qui fut pendant longtemps son fief électoral, 
pour lancer jeudi sa campagne de candidat officiel de la droite 
à la prochaine présidentielle. 
    Choisi dimanche par deux tiers des électeurs au second tour 
de la primaire, l'ex-Premier ministre avait commencé par placer 
ses proches aux postes stratégiques dans l'organigramme des 
Républicains avant d'effectuer son premier déplacement. 
    Cette visite dans son ancienne circonscription, qu'il 
laboure depuis 1981, "était (...) une occasion de fermer le plus 
vite possible la parenthèse de ces deux ou trois derniers jours 
où je suis resté enfermé dans le microcosme", a-t-il déclaré à 
la presse dans une exploitation agricole de Chantenay-Villedieu. 
    "C'est une commune rurale qui, comme beaucoup de communes 
rurales, connaît des difficultés, qui se bat, avec des 
agriculteurs qui souffrent, avec des commerçants et des artisans 
qui (...) travaillent 70 heures par semaine et parfois ont bien 
du mal à se payer un Smic à la fin du mois", a-t-il encore dit. 
    "C'est un symbole d'une France rurale qui souffre en silence 
et qui a besoin d'être soutenue", a ajouté François Fillon, qui 
s'est fait élire en 2012 dans une circonscription parisienne 
mais continue à cultiver son profil d'homme de l'Ouest, héraut 
d'une droite provinciale, enraciné dans des terres catholiques. 
    Il en a profité pour parler, lors d'une rencontre avec des 
élus locaux, des normes, des charges et des contrôles selon lui 
excessifs et de la nécessité d'installer le très haut débit dans 
les communes rurales. 
    Le vainqueur de la primaire, dépeint par ses adversaires 
défenseur de l'ultralibéralisme, n'a cependant pas négligé les 
impératifs de la campagne.      
    "J'ai vu que mon élection à la primaire et mon projet 
suscitaient tout à coup une immense mobilisation d'une gauche 
qui, au fond, a honte d'avoir raté tout ce qu'elle a entrepris 
depuis cinq ans", a déclaré l'ex-chef du gouvernement.  
    "J'ai vu que M. Mélenchon et Mme Le Pen avaient décidé de 
partir dans une campagne anti-Fillon. Moi, je pars aujourd'hui 
dans une campagne pour la France", a poursuivi François Fillon, 
adressant au passage un message au centriste François Bayrou, 
avec qui "le rassemblement est possible".   
    Le député de Paris a par ailleurs plaidé pour une relance 
des privatisations.   
       
 
 (Simon Carraud, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • M7097610 il y a 4 jours

    mais il vit dans le 7ème arrondissement de Paris...