FRANCE 2017-Fillon impute à Cazeneuve un climat de "quasi guerre civile"

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    * Le candidat pointe différents incidents lors de meetings 
    * Fillon tente de faire oublier les soupçons 
judiciaires-Hamon 
 
 (Actualisé avec précisions, contexte, Hamon) 
    PARIS, 26 février (Reuters) - François Fillon a accusé 
dimanche le Premier ministre Bernard Cazeneuve  de pas assurer 
"les conditions d'un exercice serein de la démocratie" en 
laissant se développer "des manifestations violentes" lors de 
meetings de campagne qui alimentent selon lui "un climat de 
quasi guerre civile" en France.  
    Les déclarations du candidat de la droite ont été aussitôt 
dénoncées par le candidat socialiste Benoît Hamon qui a accusé 
son adversaire d'user de la "surenchère" pour faire oublier les 
soupçons d'emplois fictifs dont auraient bénéficié son épouse et 
ses enfants et qui minent sa campagne depuis plusieurs semaines. 
    "A deux mois de l'élection présidentielle, nous vivons dans 
une situation de quasi guerre civile qui vient perturber le 
cours normal de cette campagne", écrit le candidat des 
Républicains à l'élection présidentielle dans un communiqué.  
    "Je rappelle que nous sommes en état d'urgence et pourtant, 
le gouvernement laisse faire", ajoute-t-il. "Il faut aussi que 
le gouvernement assure les conditions du bon déroulement des 
élections. Et qu'il fasse respecter l'Etat de droit." 
    L'ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy cite notamment 
les incidents qui ont éclaté samedi à Nantes entre forces de 
l'ordre et des manifestants venus protester contre la tenue d'un 
meeting de la candidate du Front national Marine Le Pen. 
    Il évoque également, sans le nommer, le meeting du candidat 
du mouvement "En marche!" Emmanuel Macron qui a été perturbé 
samedi dernier à Toulon par une centaine de manifestants, 
irrités par les propos de l'ex-ministre sur la colonisation.     
    "Tous les jours, une poignée de manifestants 
d'extrême-gauche viennent perturber mes déplacements", ajoute 
François Fillon, qui "accuse solennellement le Premier ministre 
et le gouvernement de ne pas assurer les conditions d'un 
exercice serein de la démocratie." 
     
    HAMON FUSTIGE UNE "SURENCHERE" 
    "Ils portent une très lourde responsabilité en laissant se 
développer dans le pays un climat de quasi guerre civile qui ne 
peut que profiter aux extrêmes", poursuit-il.  
    "La situation est grave. Quels que soient les candidats, ils 
doivent avoir le droit de s'exprimer et le gouvernement doit 
prendre des mesures pour que les casseurs et les ennemis de la 
démocratie cessent de perturber cette campagne présidentielle", 
conclut François Fillon.  
    Invité au Journal de 20h de TF1 dimanche soir, Benoît Hamon 
a fustigé les propos tenus par son adversaire.  
    "Si François Fillon arrêtait de faire de la surenchère sur 
les mots pour essayer de faire oublier quoi? Qu'aujourd'hui il 
devra répondre devant la justice d'une situation qui l'a 
peut-être amené à payer très très cher son épouse pour un emploi 
qu'elle n'a peut-être pas fait", a dit l'ancien ministre de 
l'Education.  
    "Je ne sais pas ce qu'il en sera mais ce que je regrette 
c'est que pour qu'on n'ait plus à parler de ça (...) on en 
arrive à inventer des situations de guerre civile", a-t-il 
ajouté. 
    Selon le ministre de l'Intérieur, huit personnes ont été 
interpellées, dont quatre ont été placées en garde à vue, après 
les incidents survenus à Nantes samedi à la veille du meeting de 
Marine Le Pen.    
    Bruno Le Roux a souhaité que "l'ensemble des auteurs de ces 
agressions et dégradations intolérables" soient identifiés et 
interpellés "afin qu'ils répondent de leurs actes devant la 
justice". 
 
 (Marine Pennetier) 
 
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