France 2017-Fillon exhorte les députés LR à "faire bloc"

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    PARIS, 29 novembre (Reuters) - François Fillon, désormais 
chef de file de la droite en vue de la présidentielle de 2017, a 
appelé mardi les députés Les Républicains (LR) à "faire bloc" 
derrière lui tout en précisant qu'il s'apprêtait à "ajuster" 
l'organigramme du parti. 
    Le vainqueur de la primaire, à qui les électeurs ont réservé 
dimanche un plébiscite au second tour (66,5%), devrait annoncer 
en fin de journée un remaniement des instances dirigeantes de la 
formation, comme l'y autorisent les statuts. 
    "Quel que fut votre vote dans ces primaires, mon adage est 
simple : on est maintenant tous ensemble. Je vais aller au front 
et je vous demande de faire bloc", a-t-il dit lors de la réunion 
hebdomadaire du groupe LR à l'Assemblée nationale, selon une 
retranscription transmise à la presse. 
    "J'ai eu l'occasion de saluer l'attitude impeccable de 
Nicolas Sarkozy, d'Alain Juppé, et j'ai pu compter sur le 
soutien carré de Bruno Le Maire. Personne n'a démérité, personne 
n'a dérapé, personne n'est à mes yeux coupable d'avoir choisi 
son candidat", a-t-il ajouté. 
    Mais, a-t-il poursuivi, "après cette primaire, il est 
naturel d'ajuster les instances dirigeantes de notre parti". 
    Il a par ailleurs dit avoir évoqué la question avec le 
président par intérim des Républicains, Laurent Wauquiez, sans 
autre précision sur le sort qui attend ce soutien de Nicolas 
Sarkozy, rallié à François Fillon dans l'entre-deux-tours. 
    "J'aurai soin de faire les choses avec efficacité et amitié 
car tout le monde sera utile dans les mois et les années à 
venir", a encore déclaré le candidat à la présidentielle. 
    Lundi, l'ex-Premier ministre a démenti avoir déjà constitué 
une nouvelle équipe, comme le laissait entendre une source 
proche de Bernard Accoyer selon laquelle l'ancien président de 
l'Assemblée était sur le point de prendre les commandes du 
parti.    
    François Fillon va discuter avec les centristes avec 
lesquels il est nécessaire de nouer un accord "sous peine d'un 
échec collectif", a-t-il par ailleurs déclaré lors de cette même 
réunion de parlementaires.  
    "Il faut un accord, mais les choses doivent être claires : 
j'ai un projet et j'ai un mandat qui m'a été donné par les 
électeurs de cette primaire", a-t-il insisté, rejetant à nouveau 
tout infléchissement de son programme.   
 
 (Simon Carraud, édité par Yves Clarisse) 
 
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