FRANCE 2017-Fillon appelle ses électeurs au "bon sens" contre Le Pen

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    * Fillon ne prononce pas le nom d'Emmanuel Macron 
    * Les "pro" et les "anti-vote" Macron s'opposent à LR 
    * Baroin mènera la campagne des législatives 
    * Fillon exhorte la droite et le centre à l'union 
    * Il met en garde contre les débauchages individuels 
 
 (Actualisé avec bureau politique des Républicains) 
    PARIS, 2 mai (Reuters) - François Fillon, qui avait appelé 
ses électeurs à voter pour Emmanuel Macron dès son élimination 
au soir du premier tour de l'élection présidentielle, a 
renouvelé mardi son appel pour "éviter de voir la France 
présidée par l'extrémisme". 
    Le candidat de la droite et du centre, qui a réuni mardi ses 
soutiens parlementaires pour un pot d'adieu à Paris, n'a pas 
explicitement cité cette fois-ci le nom du favori des sondages 
mais a visé Marine Le Pen, la candidate du Front national, dont 
l'élection précipiterait selon lui la France dans "le vide". 
    Les Républicains restent divisés sur leur positionnement en 
vue du second tour du 7 mai. 
    Au lendemain du premier tour, le 24 avril, le bureau 
politique du parti avait adopté par consensus une déclaration 
commune appelant à "voter contre Marine Le Pen pour la faire 
battre", sans mentionner son adversaire. nL8N1HW4ZF] 
    Le débat a repris avec virulence mardi lors d'un nouveau 
bureau politique où les "pro-vote Macron", emmenés notamment par 
la sénatrice "juppéiste" Fabienne Keller, ont appelé à une 
clarification de la consigne de vote en faveur de l'ancien 
ministre de l'Economie de François Hollande. 
    "Pour la première fois, certains membres éminents de la 
droite et du centre appellent à voter blanc lors de l'élection 
présidentielle. Ils font ainsi le choix de banaliser le Front 
national et de contribuer indirectement à l'ascension électorale 
de l'extrême droite, voire à sa victoire", déplore-t-elle dans 
un communiqué, visant Laurent Wauquiez, entre autres. 
    "Je demande à nos électeurs de faire preuve de bon sens", a 
déclaré François Fillon mardi matin, selon le texte de son 
discours transmis par son service de presse. 
    "Je sais leur amertume, leur colère - je la ressens aussi! - 
mais notre devoir est de penser d'abord à l'avenir de notre 
pays. L'avenir, c'est d'éviter de voir la France présidée par 
l'extrémisme", a souligné l'ancien Premier ministre. 
    "L'avenir, c'est immédiatement après de placer la droite et 
le centre en situation de peser de toutes leurs forces sur 
l'action gouvernementale et parlementaire du quinquennat", 
a-t-il poursuivi, validant à demi-mot le scénario d'une 
cohabitation défendue notamment par François Baroin. 
     
    BAROIN MÈNERA LA BATAILLE DES LÉGISLATIVES 
    Le sénateur de l'Aube a été désigné mardi à l'unanimité chef 
de file de la campagne pour les élections législatives en bureau 
politique, a-t-on appris de source proche de la direction de LR. 
    Eric Woerth est confirmé à la tête d'un "comité du projet", 
document qui sera soumis la semaine prochaine au "BP". 
    "Je l'ai dit et je le redis, le programme économique du 
Front national appauvrirait la Nation de façon irrémédiable; la 
violence idéologique de ce parti diviserait les Français; son 
hostilité obsessionnelle à l'égard de l'Europe nous isolerait", 
a souligné François Fillon mardi.  
    "Il est alarmant de voir notre société et plus d'un électeur 
sur deux prêts à consentir aux solutions les plus extrêmes. 
C'est le signe que notre pays est malade de son déclin : ce 
terme de 'déclin' qu'on me reprochait autrefois prend tout son 
sens aujourd'hui", a-t-il plaidé. 
    "Mais ça n'est pas parce que la France va mal qu'il faut se 
jeter dans le vide", a insisté François Fillon. 
    Il a pressé la droite et le centre de rester unis pour les 
législatives des 11 et 18 juin, mettant en garde contre la 
tentation de rallier la nébuleuse "En Marche!". 
    "Il faut rester unis, il faut aller aux législatives sous 
nos couleurs, il faut se battre pour des convictions plutôt que 
pour des places isolées sur un strapontin", a-t-il dit, dans une 
pique voilée à ceux qui, comme Bruno Le Maire, n'excluent pas de 
travailler avec Emmanuel Macron si ce dernier n'obtenait pas la 
majorité absolue au Parlement.   
    "Plus vous resterez groupés, plus vous pèserez, plus vous 
pèserez plus vous serez incontournables, plus vous serez 
incontournables, mieux la France sera gérée", a-t-il estimé. 
    "Je vais désormais prendre du recul", a conclu François 
Fillon, confiant "à d'autres" la mission "de définir les 
conditions dans lesquelles se poursuivra l'activité de Force 
républicaine", le micro-parti qu'il dirigeait. 
    Selon Paris Match, le sénateur LR Bruno Retailleau, 
ex-coordinateur de la campagne de François Fillon, reprendrait 
les rênes de Force Républicaine. Quant à l'ex-candidat, il 
aurait "plusieurs pistes dans le privé", précise l'hebdomadaire. 
 
 (Sophie Louet et Emile Picy, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • odnaz il y a 7 mois

    Fillon devrait se faire oublier. Le reste serait méchant à dire .....

  • M1461628 il y a 7 mois

    Maruine c'est la stratégie du chaos, elle se contrefout du peuple , elle est dangereuse ( financement avéré de sa campagne par un proche de Poutine) et incapable voir sa sortie sur l'euro et la double monnaie ......elle est prête à tout y compris conduire le pays à la faillite pour défendre des intérets personnels et établir un régime autoritaire

  • mark92 il y a 7 mois

    Fillon restera dans les anales pour avoir perdu une élection gagnée d'office. Qu'il ne se prononce plus. C'est la honte de la droite républicaine avec son entêtement à vouloir absolument se maintenir. C'est une honte ce petit politique.