FRANCE 2017-ENCADRE Démonstration de force de Macron face à ses adversaires

le , mis à jour à 23:58
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    * Quelque 15.000 supporters rassemblés à Lyon 
    * Macron défend sa volonté de dépasser le clivage 
gauche-droite 
    * Il fait de Marine Le Pen son premier adversaire 
 
    par Catherine Lagrange 
    LYON, 4 février (Reuters) - Emmanuel Macron a fait une 
nouvelle démonstration de force, samedi en rassemblant 15.000 
supporters à Lyon, où Marine Le Pen, en qui il a désigné son 
premier adversaire, donnait ce week-end le coup d'envoi officiel 
de sa campagne présidentielle. 
    "Votre présence (...) c'est une démonstration d'envie, une 
démonstration d'enthousiasme", a lancé l'ancien ministre de 
l'Economie dans une ambiance électrique. "L'envie de dépasser 
nos frontières, l'envie d'envisager un avenir nouveau." 
    A la veille d'un meeting de Jean-Luc Mélenchon, candidat de 
la "France insoumise", également à Lyon, et de l'investiture de 
leur rival socialiste, Benoît Hamon, à Paris, il avait également 
invité quelques personnalités emblématiques récemment ralliées à 
son mouvement "En Marche !"  
    L'ancien ministre chiraquien Jean-Paul Delevoye, choisi par 
Emmanuel Macron pour présider la commission d'investiture d'"En 
Marche !" cotoyait ainsi le mathématicien Cédric Villani, 
lauréat de la médaille Field, l'ancien juge anti-corruption Eric 
Halphen ou les économistes Philippe Aghion et Elie Cohen. 
    Plus anecdotique, l'ancienne organisatrice des Miss France, 
Geneviève de Fontenay, et la capitaine de l'équipe féminine de 
football de Lyon, Wendy Renard, cotoyaient l'architecte Roland 
Castro ou les académiciens Erik Orsenna et Marc Lambron.  
    D'une tribune dressée au milieu d'un Palais des sports bondé 
(environ 8.000 personnes et presque autant à l'extérieur devant 
des écrans géants), Emmanuel Macron a décliné pendant une heure 
et quarante minutes la devise "liberté, égalité, fraternité" en 
autant de têtes de chapitre de son projet présidentiel. 
    Ces "trois mots (...) seront notre avenir parce que nous 
allons ensemble leur redonner leur sens et leur vitalité", 
a-t-il expliqué. 
     
    MACRON CONTRE LE REVENU UNIVERSEL 
    Il a énuméré un certain nombre de propositions, pour 
l'essentiel déjà connues. Il a ainsi dit vouloir être le 
"défenseur du travail" et créer une "véritable sécurité 
professionnelle universelle". A l'heure du Brexit, il a 
également fait acclamer l'Union européenne.  
    Mais il a surtout défendu sa volonté de dépasser le 
traditionnel clivage droite-gauche, en invoquant les mânes de 
figures du panthéon politique français, du général de Gaulle à 
François Mitterrand en passant par le gaulliste social Philippe 
Seguin, mentor de l'actuel candidat de droite François Fillon. 
    Il a fustigé une gauche qui "a trop longtemps pensé qu'on ne 
pourrait promettre que l'égalité", une droite qui "pense trop 
souvent que la liberté seule peut servir de boussole" et attaqué 
tour à tour ses principaux adversaires.  
    Il a ainsi dit s'opposer au revenu universel, proposition 
phare de Benoît Hamon, "qui voudrait que la promesse faite à 
chacune et chacun ce soit de pouvoir vivre dignement dans une 
oisiveté subie ou choisie". 
    Il a fait allusion aux soupçons d'emplois fictifs dont 
auraient bénéficié l'épouse et deux enfants de François Fillon, 
dont la candidature est aujourd'hui fragilisée, et vouloir 
"restaurer la dignité de la vie publique". 
    Mais il a plusieurs fois interrompu les sifflets saluant les 
allusions à l'ancien Premier ministre : "Ne sifflez pas, jamais, 
on ne se rassemble pas sur des sifflets", a-t-il notamment dit.  
    Mais c'est à Marine Le Pen, créditée par les sondages du 
plus grand nombre d'intentions de vote au premier tour de la 
présidentiel, qu'il s'en est pris le plus vigoureusement.  
    Les dirigeants du parti d'extrême-droite "trahissent la 
liberté en rétrécissant notre horizon, ils trahissent l'égalité 
en décrétant que certains sont plus égaux que d'autres, ils 
trahissent la fraternité car ils détestent les visages qui ne 
leur ressemblent pas", a-t-il dit.    
    "Aujourd'hui, vous leur avez répondu avec moi (...). Ils ont 
vu notre nombre, ils ne peuvent plus dire que nous ne sommes 
qu'une poignée", a-t-il ajouté.     
 
 (Edité par Emmanuel Jarry) 
 
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  • JOG58 il y a 11 mois

    Quel trublion sans aucune consistance.....discours complètement creux qui n'apporte rien aux electeurs. Bref tout ceci s'appelle parler pour ne rien dire...pas de programme pas d'idée....a virer

  • M3866838 il y a 11 mois

    Salut, les futurs déçus