FRANCE 2017-Emmanuel Macron promet une loi anti-"népotisme"

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    * Macron s'engage à réduire d'un tiers le nombre de 
parlementaires 
    * Il promet de promulguer une "grande loi de moralisation" 
    * Il veut renforcer le contrôle du travail parlementaire 
 
 (Avec précisions, contexte) 
    PARIS, 2 mars (Reuters) - Emmanuel Macron propose un plan de 
moralisation de la vie publique en réponse aux affaires qui 
fragilisent la campagne du candidat de la droite à l'élection 
présidentielle, François Fillon, dans son projet présenté jeudi. 
    L'ancien ministre de l'Economie et candidat d'"En Marche !" 
promet, s'il est élu en mai, d'interdire aux élus et ministres 
toute embauche d'un membre de leur famille et d'interdire aux 
parlementaires d'exercer des activités de conseil parallèlement 
à leur mandat, pour mettre fin aux conflits d'intérêts. 
    Il s'engage également à ce que toutes les indemnités des 
parlementaires, soient soumises à l'impôt. 
    "Nous fiscaliserons l'intégralité de la rémunération des 
parlementaires, notamment l'indemnité représentative de frais de 
mandat", explique-t-il dans une longue interview accordée au 
Parisien. Si un parlementaire a des frais liés à son activité, 
"il peut les déduire mais il doit donner ses justificatifs, 
contrôlables par le fisc." 
    Ces mesures, destinées à s'inscrire dans une "grande loi de 
moralisation de la vie publique", veulent répondre aux questions 
soulevées par les soupçons qui valent au candidat de la droite, 
François Fillon, d'être convoqué par des juges d'instruction le 
15 mars.   
    C'est aussi un des engagements pris par le candidat d'"En 
Marche !" dans le cadre de son alliance avec le président du 
MoDem, François Bayrou. Il s'agit de "mettre fin au népotisme", 
souligne-t-il dans Le Parisien. 
    Il promet aussi de supprimer le régime spécial de retraite 
des parlementaires pour les rattacher au régime général.  
    "Il faudra aussi que des nouvelles règles s'appliquent à 
toutes les fonctions électives et ministérielles", dit-il. 
    Plus généralement, il s'engage à rénover la démocratie par 
une série de réformes institutionnelles, dont certaines 
nécessitent sans doute une révision de la Constitution. 
     
    MOINS DE PARLEMENTAIRES ET DE DÉPARTEMENTS 
    Il promet ainsi de réduire "d'environ un tiers" le nombre de 
députés et sénateurs, d'interdire le cumul de plus de trois 
mandats identiques successifs et de contraindre les partis à 
respecter une parité réelle dans la représentation nationale.  
    Emmanuel Macron s'engage par ailleurs à supprimer "au moins 
un quart" des départements, lit-on dans le document de synthèse 
du "contrat avec la nation" qu'il propose. 
    Pour accélérer l'examen des textes législatifs, il entend 
faire de la procédure d'urgence la procédure "par défaut". 
    Il souhaite que les parlementaires passent plus de temps à 
évaluer et contrôler l'action du gouvernement et mettent en 
place de nouveaux dispositifs d'évaluation du travail législatif 
associant leurs administrés, comme des jurys citoyens ou des 
compte-rendus de mandat sur les réseaux sociaux. 
    Il promet de rendre compte lui-même chaque année, s'il est 
élu, de la mise en oeuvre de ses engagements et de son "bilan 
national et européen" devant le Parlement réuni en Congrès.  
    Dans Le Parisien, Emmanuel Macron refuse de qualifier son 
programme "de droite", "de gauche", "du centre" ou ni l'un ni 
l'autre. "La seule chose qui compte, c'est l'efficacité. Il y a 
simplement des programmes qui marchent et d'autres qui ne 
marchent pas", explique-t-il. 
    S'il s'engage personnellement sur une douzaine de chantiers 
prioritaires - la réforme de l'école, les rapports au travail, 
la modernisation de l'économie et du modèle de croissance "qui 
doit être plus écologique", la moralisation de la vie publique 
et la relance de l'Europe - ( L5N1GE7JW ) il assure qu'il 
n'entend pas être un président "responsable de tout". 
    "Mais je veux un Premier ministre fort, pas un 
collaborateur", ajoute l'ancien ministre de François Hollande. 
Une allusion à la façon dont l'ancien président Nicolas Sarkozy 
avait qualifié son chef de gouvernement, François Fillon. 
 
 (Emmanuel Jarry, édité par Sophie Louet) 
 
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  • M1876177 il y a 12 mois

    Cette loi est une néccéssité l affaire Fillon nou saura au moins fait gagner ça suppression du régime hyper avantageux des parlementaires, suppression de la possibilité par les parlementaire d exercer des activités de conseil (ils doivent travailler à plein temps pour la république puisqu ils sont payés par la république) et la suppression d un tiers des parlementaire se sera une économie d au moins 100 millions d euros pour le budget de l état. Important en période de déficit!

  • Berg690 il y a 12 mois

    Macron promet beaucoup, ça n'engage en rien. Comme son mentor élyséen .