France 2017-Appel au calme à droite après les propos de Fillon

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    PARIS, 29 août (Reuters) - La direction du parti Les 
Républicains (LR) a appelé lundi les candidats à la primaire de 
la droite à cantonner le débat à la confrontation des idées sans 
céder aux attaques personnelles.  
    Cette mise au point intervient au lendemain d'une violente 
charge de l'ancien Premier ministre François Fillon à l'encontre 
de Nicolas Sarkozy, lors de sa rentrée politique dans son fief 
de Sablé-sur-Sarthe (Sarthe).   
    "Nous souhaitons qu'un code de bonne conduite puisse se 
tenir et que nous soyons clairement sur le registre des idées et 
non pas sur le registre des personnes", a déclaré Valérie 
Debord, porte-parole de LR, à l'occasion d'un point presse.  
    "Le parti (...) sera garant de ce fait, que nous soyons sur 
le registre des idées et non pas sur le registre des attaques", 
a-t-elle poursuivi.  
    Dimanche, devant 3.000 personnes et 60 parlementaires, 
François Fillon a notamment fait allusion aux affaires 
judiciaires mettant en cause Nicolas Sarkozy, mis en examen dans 
le dossier du financement de sa campagne de 2012 et un trafic 
d'influence présumé. 
    "Ceux qui ne respectent pas les lois de la République ne 
devraient pas pouvoir se présenter devant les électeurs", a dit 
le député de Paris. "Il ne sert à rien de parler d'autorité 
quand on n'est pas soi-même irréprochable. Qui imagine un 
instant le général de Gaulle mis en examen ?" 
    Nicolas Sarkozy, qui dit vouloir s'inspirer du fondateur de 
la Ve République pour redresser la France, a imputé sur RTL la 
"nervosité" de son ancien Premier ministre aux sondages le 
plaçant en quatrième position pour la primaire de la droite pour 
 l'élection présidentielle de 2017.   
    Le député de Paris arrive loin derrière Alain Juppé, 
l'ex-chef de l'Etat et Bruno Le Maire, dans les intentions de 
vote. 
    "Il a été un bon Premier ministre, je ne me donnerai pas le 
ridicule d'attaquer celui avec qui j'ai travaillé pendant cinq 
ans", a dit Nicolas Sarkozy.  
    "Je ne critiquerai pas mon ancien Premier ministre, mes 
ministre, parce que dans deux mois et demi il faudra bien qu'on 
se rassemble pour proposer à la France l'alternance qu'elle 
attend", a-t-il poursuivi, en évoquant la "nécessité absolue" de 
ne pas "se déchirer".  
    "Ce week-end, on a un peu l'impression que les hommes sont 
entrés en guerre", a déclaré sur Europe 1 Nathalie 
Kosciusko-Morizet qui, elle, peine à rassembler les parrainages 
nécessaires pour participer à la primaire.  
    La députée de l'Essonne a dit craindre que les échanges du 
week-end se résument pour les Français à "rien de très neuf sur 
les idées" et à "beaucoup d'agressivité et d'hostilité".     
 
 (Myriam Rivet, édité par Emmanuel Jarry) 
 
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